Association de franchisés victimes de mikit france


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gloire_old
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Inscrit : 17/05/2007
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Le 17/05/2007 18:35
Bonjour,


Ex franchisé anéanti par mikit france, je recherche des personnes dans mon cas ou abusées pour association de défense. Quels sont les moyens de recherche d'avocats, de victimes,etc... pouvant contribuer à créer cette association ?

Dernière modification : le 17/05/2007 21:41
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Douglas45
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Inscrit : 12/02/07
Messages : 12
Le 17/05/2007 18:35
Salut gloire_old,
j'ai eu un problème un peu différent du tiens sur le sujet, j'ai trouvé ma réponse sur information-juridique.com si ça peut t'aider.

Réponse rapide et claire ;)
A+


tapurien
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Inscrit : 16/05/2008
Messages : 1
Le 16/05/2008 00:20
veuillez trouver ci joint lien internet d'un blog qui regroupe aussi des témoignages de franchisés victimes de MIKIT FRANCE,

http://mikitfranchise.unblog.fr/

Vous pouvez également envoyer vos témoignages à dmonnery@lavoixdunord.fr
c'est un journaliste qui est entrain de recueillir un ensemble d'information concernant les agissements de MIKIT, suite à différentes faillites et litiges clients dans la région NORD, vos commentaires lui seront bénéfiques..

IL EST TEMPS DE COMMUNIQUER ET DE RÉVÉLER LES AGISSEMENTS FRAUDULEUX DE MIKIT FRANCE €€€€€€€€€€€€€€€


tikim
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Inscrit : 14/08/2007
Messages : 7
Le 31/05/2008 14:44
Pour préparer "l'évenementiel"

veillez envoyer le maximum de contacts d'anciens et actuels franchisé

avec les informations suivantes
nom lieu de franchise coordonnées année d'entrée année de sortie

le faxer au 01 46 59 27 89

nous devons reconstituer l'historique des franchisés et le sui vi des actuels

Note il est bon aussi de rallier des clients à notre cause

Dernière modification : le 31/05/2008 14:48

chouftcouf
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Inscrit : 10/06/2008
Messages : 1
Le 10/06/2008 14:39
DOMINO’S PIZZA FRANCE 4 EME CRASH IMMINENT



0 - DOMINO’S PIZZA DANS LE MONDE



I - HISTORIQUES DES STRUCTURES DOMINO’S PIZZA EN FRANCE

1) Domino’s Pizza USA – Gestion directe

2) FRANCA AMERICANA
a) Création - Actionnariat
b) Développement
c) Redressement Judiciaire

3) Domino’s Pizza France de 1999 au 30 juin 2006
a) Création
b) Développement
c) Cession

4) Domino’s Pizza France du 1 juillet 2006 à nos jours
a) Rachat des titres
b) Développement
c) Crash annoncé
1) Domino’s Pizza France
2) HVM Pizza
3) DPEU Holdings
4) DPFC
5) Freddy’s Management
6) Freddy’s Village
7) Pizza sans frontière



II - ANALYSE

1) Domino’s Pizza USA de 1987 à 1993
2) Franca Américana 1993-1999
3) Domino ‘s Pizza de 1999 au 30 juin 2006
4) Domino’s Pizza version Australienne



III - CONCLUSION

1) Secteur
2) Franchise
3) Bourse DMP



0) DOMINO’S PIZZA DANS LE MONDE

En 1960, Monsieur Tom Monagham et son frère empruntent 900 dollars pour acheter un restaurant de pizza « DOMINICK’S » implanté dans l’état du MICHIGAN au Nord des Etats-Unis.

Trente ans plus tard, Monsieur Tom Monagham a bâti un « empire » de 6.000 points de vente à l’enseigne Domino’s Pizza réparti dans 59 pays.

Le concept est relativement simple, il s’agit de la production et la livraison de pizzas à domicile (en moins de trente minutes) ou en vente à emporter (moins de douze minutes) de pizzas de qualité irréprochable.

Le modèle de Domino’s Pizza s’exporte actuellement dans le monde entier.
Dès 1982, Domino’s Pizza dispose de 1.000 points de vente aux USA.
Le premier magasin est ouvert au Canada en 1983.
De 1983 à 1984, le rythme des ouvertures atteint en moyenne trois magasins par jour.
Ce développement s’opérant essentiellement par le biais de la franchise, de préférence concédée régionalement à des Masters Franchisés.

En 1989, Domino’s PIZZA ouvre son 5.000 ème magasin et procède à l’ouverture de son premier magasin en France, sis à Guyancourt dans les Yvelines.

A ce jour, Domino’s PIZZA c’est 8.500 points de vente dans le monde dont 130 ouverts en France, 82 aux Pays- Bas et 14 en Belgique.



I) HISTORIQUES DES STRUCTURES DOMINO’S PIZZA EN FRANCE

1) Domino’s Pizza France = Domino’s Pizza USA

1987-89 : Création de l’unité pilote de SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES (78).
1991 : Ouverture de la première unité en Franchise (15 ème arrondissement à Paris).
Ouverture de l’unité de production à Coignières (78) dite COMMISSARY.
1992 : Ouverture de la première unité en province (MONTPELLIER 34)
Dix unités sont ouvertes au cours de l’année.
Signature du contrat de franchise avec la société PIZZAPP SARL et cession de l’unité pilote à la société PIZZAP SARL.
1993 : Fin de la gestion directe par DOMINO’S PIZZA USA.

2) Franca-Américana

a) Création – Actionnariat

Au début c’était tout beau tout rose, Marc Minisini et Houston Jones, deux brillants intellectuels qui avaient bourlingué, diplômes en poche et les poches pleines, papa et maman les avaient remplies, s’associent pour signer le 4 mai 1993 un MFA (Master Franchise Agreement) avec le numéro un mondial de la livraison de pizza à domicile, Domino’s Pizza.
Ce contrat totalement déséquilibré a été amendé le 29 novembre 1995 :
Durée 15 ans, droits d’ouverture fonction d’un plan de développement considérable (plus de 200 points de vente en 5 ans), Royalties 2,75% au minimum ou la moitié des royalties facturées durant la période de renouvellement du contrat, 3% des Ventes Royales pour les magasins du Master Franchisé (Corporate) durant les deux premières années suivant la signature du MFA et 3,25% ensuite ; 3% des Ventes Royales des magasins Sous-franchisés ouverts postérieurement à la signature du MFA (Les Sous-franchisés eux versent 5% des Ventes Royales au Master Franchisé : Franca Americana).
Les pertes de Franca Americana sont récurrentes, Franca Americana n’a jamais eu un seul bilan, d’une seule de ses structures, in boni.
Très rapidement Houston, de culture américaine, se fait débarquer par son camarade au virage d’une augmentation de capital, l’entreprise est devant un gouffre financier impressionnant.
Marc, à l’égo très développé, très combatif, persiste dans l’erreur en imaginant : ‘’Le Grand Soir’’, la vente de pizzas à prix cassés, un développement de nouveaux magasins à grande vitesse, l’adossement à des professionnels de travaux pour tripler le parc de magasins en trois ans.
Marc vends son projet et obtient des actionnaires une augmentation de capital qui sera bouclée le 20 août 1997.
Les actionnaires de Franca Americana au 27 août 1997 sont les suivants :
1) Apax Partners 29,5 %
2) Quilvest Capital France 8,5 %
3) Lion Expansion SA (Crédit Lyonnais) 6,7 %
4) Marc Minisini 6,1 %
5) Domino’s Pizza International Inc. 4,5 %
6) Clark Gunderson (ami de Houston à Lake Charles (LA)) 4,7 %
7) Agro Audaces (Bred) 1,3 %
8) Liden Sàrl (Dominique Rimbaud – cofondateur Zapp Pizza) 0,8%
9) Antipodes Sàrl (Claude Alain Jambel – cofondateur Zapp Pizza) 0,8%
10) Dixie Pizza Inc 0,5 %
11) Autres actionnaires personnes physiques, amis et familles des dirigeants : le solde.

Apax Partners avait alors deux objectifs : le premier introduire en bourse Franca Americana, le second moins important mais stratégiquement important à l’époque des faits : équiper et financer les nouveaux magasins de vente Domino’s Pizza via HMI (leader français de l’équipement de grandes cuisines) et HMI Financement, récentes acquisitions et propriétés d’Apax Partners.
Un pacte d’actionnaires est conclu l’objet prioritaire : l’entrée en Bourse.
C’était le temps des valorisations spectaculaires : Telepizza valorisée à Madrid sur un PER 40.

La structure opérationnelle du groupe Franca Américana est complexe, la lecture des comptes est rendue ardue.
Pour simplifier :
 23 magasins en propre pour un CA total de 54 millions de francs (1998)
 37 magasins en franchise pour un CA total de 50 millions de francs (1998)
 1 commissary qui fabrique la pâte fraîche qui restera en frais (température +2+4°celsius) jusqu’à la livraison en magasin, le commissary gère les ingrédients en surgelé qui sont livrés dans les magasins en température positive. (La propagande placardée de la pâte fraîche, assimilée à la pizza fraîche, en prend un coup au passage, il s’agit d’un mensonge qui perdure à ce jour dans le système Domino’s Pizza France à ce jour) ; ce commissary développe un Chiffre d’Affaires de 29 millions de francs (1997)
 Enfin Franca Americana, avec 19 salariés et un Chiffre d’Affaires de 16 millions de francs (1997).






b) Développement

Créée mi 1993, Franca Americana gère mi 1998, 60 magasins (23 en propre et 37 en franchise), en 1993 il existait moins de 10 magasins Domino’s Pizza en France.
La moyenne d’ouverture est inférieure à 10 magasins par an.
Ce développement semble correct compte tenu de la concurrence de l’époque : Pizza Hut (100 magasins et 22 restaurants), Boîte à Pizza (45 magasins), Speed Rabbit Pizza (55 magasins), et des chaînes régionales.
En réalité le développement de Franca Americana est catastrophique, il ne rempli pas les conditions du MFA en nombre de magasins ouverts.
Dès lors Franca Americana ouvre des magasins par voie d’acquisition (Pizz’Time et Zapp Pizza).
Hors de prix et formant des doublons avec les magasins existants, mais, les actionnaires attendaient les dirigeants sur l’accroissement du nombre de magasins synonyme de ventes, de royalties donc de résultats additionnels.
Les ventes de pizza se faisant à prix inférieurs à la concurrence et avec des promotions agressives, dont 1acheté= 1offerte.
Les franchisés se sont retrouvés dans des situations économiques désastreuses.
La plupart des franchisés accumulaient des retards de paiement atteignant plusieurs mois.
Le grand soir : les prix bradés, le développement du Chiffre d’Affaires à n’importe quel prix, ont eu raison de Marc, notre dirigeant aidé de toute les forces vives Domino’s Pizza USA.
La Tour Eiffel ne brille plus.
La trésorerie de Franca Americana était encore positive (suite à l’augmentation de capital) mais, voyant :
- les franchisés croulant sous les dettes, incapables de régler le commissary, les royalties, le Naf
- les comptes de pratiquement tous les magasins en propre dans le rouge vif
- le développement freiné par le début de polémique sur la rentabilité du système
- le risque de nullité de contrat de franchise pour tromperie
Marc a jeté l’éponge et placé toutes les structures en Redressement judiciaire


c) Redressement Judiciaire


Moins d’un an après l’entrée de banques françaises prestigieuses et de capitaux « risque-tout » dans le tour de table de l’entreprise Franca Americana , le redressement judiciaire est inévitable.
Les franchisés qui perdent beaucoup d’argent ne paient plus; les magasins en propres sont déficitaires.
C’est gorgée de fonds que Franca Americana dépose les bilans de toutes les structures, 10 au total :
http://www.societe.com/societe/franca-americana-391331303.html
http://www.societe.com/societe/zap-paris-352069199.html
http://www.societe.com/societe/mobile-food-invest-381483940.html
http://www.societe.com/societe/pizzapp-388022501r.html
http://www.societe.com/societe/pizzapp-est-395275175.html
http://www.societe.com/societe/toulouse-pizzas-379370703.html
http://www.societe.com/societe/zap-paris-352069199.html
http://www.societe.com/societe/zap-france-389915968.html
http://www.societe.com/societe/sarl-zap-nantes-352206296r.html
http://www.infogreffe.fr/infogreffe/listeRegComSimple.do

Le premier jugement, du 23 juillet 1998 permet aux 300 salariés d’espérer.
Les principales données chiffrées sont les suivantes :
En comptes consolidés le résultat net 1997 est de –7,3 millions de francs.
Les déclarations de cessation des paiements font apparaître un passif total de l’ordre de 60 millions de francs, les comptes consolidés font apparaître un passif de 32 millions de francs.
Arthur Andersen procède à l’élaboration de prévisions d’exploitation et de trésorerie jusqu’à la fin de l’année 1998.Le résultat net, groupe, prévisionnel, est de moins 3,65 millions de francs, hors provisions pour non paiement des franchisés du food, des royalties et du Naf.
Le passif définitif compte tenu du non recouvrement des factures (Matières premières = Food, Royalties, Naf) des franchisés a atteint la somme réactualisée de 21 millions de francs français.

Domino’s Pizza USA dépêche en urgence Daniel Cousineau, Vice Président Domino’s International qui a des expériences réussies dans le retournement.
« L’administrateur donne au Tribunal tout élément permettant de vérifier le caractère sérieux de l’offre ainsi que la qualité de tiers de son auteur ».Des investigations effectuées, il apparaît que :
Domino’s Pizza dispose de 4,5% du capital de Franca Americana.
Qu’elle a créé en France la première unité en 1989 et a géré le Groupe jusqu’en 1993, date à laquelle la société Franca Américana a été constituée.
Régulièrement le Groupe français transmettait ses principales données chiffrées à son Master Franchiseur américain.(Base hebdomadaire contractuelle).
La société Domino’s Pizza USA a audité à plusieurs reprises son franchisé français.
La plupart des approvisionnements sont effectués auprès de fournisseurs agréés par Domino’s Pizza USA, sachant que pour certains produits les contrats sont négociés par Domino’s Pizza USA.

Rien n’y fait, Domino’s Pizza Inc (USA) considérée, à juste titre, par l’administrateur judiciaire, comme ayant gérée Franca Americana, et donc non tiers, ne peut prospérer en présentant un plan de cession.
Toutes les offres de Daniel Cousineau devant le tribunal seront vouées à l’échec.

Telepizza florissante en bourse à Madrid (5 Mds de francs de capitalisation fin 1998) a besoin de briller encore plus et décide, sous l’impulsion d’un franchisé Domino’s Pizza de présenter un plan de cession.
Le franchisé qui a introduit Telepizza n’a joué aucun rôle dans l’entreprise Telepizza, il finira par occuper des fonctions au sein du syndicat SNARR http://www.snarr.fr/Content/Default.asp ; il gérera ses 2 magasins parisiens jusqu’à sa retraite ; il sera remercié pour les bons et loyaux services rendu à Domino’s Pizza pendant plus de 15 ans, acclamation générale à la réunion nationale Domino’s Pizza du 21 mai 2008.
En revanche, un autre franchisé Domino’s Pizza, propriétaire de 5 magasins sous enseigne Domino’s Pizza deviendra Président Directeur Général de la structure Telepizza France.
Fin 2003, Telepizza a quitté la France avec 18 millions d’euros de pertes inscrites au bilan.
A noter que les comptes consolidés, Franca Americana, de l’exercice clos le 31 décembre 1997 ont fait l’objet d’une certification sans réserve de la part des Commissaires aux Comptes à l’exception de celle relative à la continuité de l’exploitation en raison des difficultés de trésoreries rencontrées.
Il y a également lieu de préciser qu’antérieurement à l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire, les Commissaires aux Comptes avaient initié une procédure d’alerte.
Telepizza rachète en plan de cession, à la barre du tribunal 20 magasins, le commissary et, la dette des franchisés Domino’s Pizza envers Franca Americana.
De plus, une dizaine de magasins de franchisés sous enseigne Domino’s Pizza sera rachetée par Telepizza.
Telepizza ne recouvrira pas grand chose auprès des franchisés Domino’s Pizza au point que la procédure remboursa une partie du prix du rachat de la dette des franchisés Domino’s Pizza.
C’est la démonstration implacable que les franchisés Domino’s Pizza de la première génération ont bénéficié d’une aide inespérée de leur concurrent Telepizza qui … vendra ses magasins à …. Domino’s Pizza, la boucle est bouclée.



3) Domino’s Pizza France de 1999 au 30 juin 2006

a) Création

Tom Monaghan, fondateur en 1960 de l’Empire Domino’s Pizza, vend fin 1998, ses actions à Bain Capital pour environ 1 milliard de dollars.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tom_Monaghan
Les franchisés Domino’s Pizza France se sentant abandonnés se regroupent en association (Pépéroni) et très vite font pression sur Domino’s Pizza USA.
Les franchisés menacent de porter plainte contre Domino’s Pizza USA, ils ont des investissements à amortir, des exploitations Domino’s qui doivent tourner et il faut faire vite.
Daniel Cousineau a la charge de créer une structure en France, les risques encourus avec des procès en tout genre sont trop importants au niveau financier pour hésiter.
Domino’s Pizza France est créé dès janvier 1999.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Daniel Cousineau ne croit absolument pas au succès de Domino’s Pizza en France.
Il obtient de Domino’s Pizza USA des baisses substantielles des royalties du naf et des marges sur le food mais, cela est insuffisant pour rendre les exploitations des franchisés bénéficiaires.
Daniel Cousineau laissera très rapidement sa place à Christophe Vandeput.

b) Développement

Le développement se fera principalement par le rachat des magasins Telepizza, (anciennement Domino’s Pizza en faillite) et par l’ouverture de nouvelles boutiques pour des franchisés existants.
Certains franchisés en situation de faillite avancée seront repris (par exemple Neptune à Rennes), http://www.societe.com/societe/neptune-408625481.html
d’autres seront laissés sur le bord de la route (par exemple Laperlou (Charles Malortigue) à Nice) http://www.anglerealestate.com/associates.cfm?brokerid=89
http://societe.com/societe/laperlou-403926884.html
Le marketing sera « cool », pas trop de vague, on gère en bon père de famille mais compte tenu de la faible rentabilité des exploitations de nombreux franchisés ne peuvent régler les factures qui s’accumulent.
Les créances clients de Domino’s Pizza France, à fin 2005, commencent à enfler considérablement, pour atteindre 7,7 mois ((6 747 231 + 736 748) / ((11 656 026/12)) de chiffres d’affaires de Domino’s Pizza France.
(En 1998, l ‘Administrateur Judiciaire de la faillite de Franca Americana arrivait au ratio de 7,72 mois !
C’est précisément à ce moment là que Domino’s Pizza France, propriété de Domino’s Pizza USA décide de céder le territoire aux australiens.

c) Cession

Domino’s Pizza France ressemble très précisément à Franca Americana fin 2005, les franchisés sont certes plus nombreux, les chiffres d’affaires par point de vente sont certes plus important qu’en 1998, rien n’y fait, les pertes sont omniprésentes, globales, pour les franchisés comme pour le franchiseur.
Il existe évidemment des exceptions chez les franchisés mais elles sont rares et s’expliquent souvent par le non paiement de factures anciennes, une absence de concurrence ou un profil de gestionnaire exceptionnel.
Dans ce contexte, Domino’s Pizza USA trouve en Domino’s Pizza Australie qui a soif de succès, le « parfait » repreneur de Domino’s Pizza France.
Domino’s Pizza Australie s’est introduite en bourse récemment, son succès semble spectaculaire et il faut continuer de grandir.
http://au.finance.yahoo.com/q?s=DMP.AX&x=5&y=14
Les dirigeants prônent un capitalisme débridé, sans interdit aucun et tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins.
La cession de Domino’s Pizza France appartenant à Domino’s Pizza USA, au profit des australiens se finalisera au 1 er juillet 2006.

4) Domino’s Pizza France du 1 juillet 2006 à nos jours

a) Rachat des titres

Outre la France, Domino’s Pizza Australie http://www.dominos.com.au/great_company/default.asp?ID=337&pnav=6&snav=315&tnav=337 rachètera les droits d’exploitation de la marque Domino’s Pizza pour la Belgique et pour les Pays Bas (DPN).
La cession de titres des entreprises concernées s’est effectuée pour un montant d’environ 9 millions d’euros, entièrement sur emprunt bancaire.

b) Développement

Dès leur arrivée, les australiens ont appris le français, contacté toutes les chaînes concurrentes pour leur faire part de leur intention de les racheter, doubler les dépenses marketing pour le recrutement de nouveaux franchisés, mobilisé toutes les énergies en haranguant les ouailles, l’eldorado est à portée de main pour celui qui veut y croire.
Rachat à prix exorbitants de 3 chaînes au bord du gouffre mais présentées comme très juteuses : Pizza Al Volo en Belgique, Al Capone au Pays Bas et Freddy Pizza en France, cela fait plaisir aux actionnaires, un chairman retraité du pétrole, des banquiers australiens et des fonds spécialisé en restauration (FMR – également actionnaire chez McDonald’s et… Yumbrands! Le concurrent, des professionnels avertis) et cela fait aussi jaser les concurrents qui ronronnent.
Mise en location gérance des magasins après travaux, les chiffres d’affaires des quatre magasins d’Orléans sont classés 72, 106,108 et 114 ème sur 130 magasins que compte le réseau.
Inutile de dire que pour des magasins quasiment du siège, cela n’est pas brillant du tout, d’autant que d’après les chiffres de Domino’s Pizza France transmis, le « Food + Labor » de la ville d’Orléans, à Olivet, dépasse 70%.


c) Ordonnancement

1) Domino’s Pizza France :
http://www.societe.com/societe/domino-s-pizza-france-421415803.html
Domino’s Pizza France dont le bilan 2007 n’est pas publié en violation des dispositions des articles L232-21 et L232-23 du Code de Commerce (mais qui est donné aux candidats franchisés)
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=8A70193C2ABB0BB1D200EB1C902835F0.tpdjo05v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006161292&cidTexte=LEGITEXT000005634379&dateTexte=20080601
montre un bilan certifié par le Commissaire aux Comptes, sans réserve.
Ce bilan laisse apparaître la très violente augmentation des Comptes Clients et comptes rattachés ainsi que des Comptes Autres Créances ; cela, sans intégrer dans les chiffres les litiges avérés, masqués dans des structures filialisées :

2) HVM PIZZA:
http://www.societe.com/cgi-bin/recherche?rncs=492783394&vu=3 .
Cette structure (non consolidée dans Domino’s Pizza France) cache des dettes non encore annoncées, de franchisés qui ont cédé leurs magasins déficitaires, magasins que les franchisés ne pouvaient plus subventionner.
Cette entité gère à ce jour, à priori au moins 3 magasins sous enseigne Domino's Pizza : Issy les Moulineaux, Paris 5 et Paris 13, 3 boutiques qui détérioraient gravement les comptes de franchisés qui exploitent toujours, par ailleurs, d’autres magasins Domino’s Pizza. (2 magasins pour le franchisé qui a vendu le 5ème et 13ème, plus de vingt magasins pour le franchisé qui a vendu Issy les Moulineaux !, La négociation a du être simplifiée vue le rapport des forces en présence).

3) DPEU HOLDINGS :
http://www.societe.com/cgi-bin/recherche?rncs=490472008&imageField.x=0&imageField.y=0

Bras financier appartenant à 100% Monsieur Don Meij au travers de l'entreprise Domino's Pizza New Zealand Ltd dont Don Meij est l'actionnaire unique, les conventions inter sociétés existent sûrement mais restent introuvables.

4) DPFC :
http://www.societe.com/cgi-bin/recherche?rncs=443+912+316&imageField.x=83&imageField.y=8
Cette entité gère le magasin de Sceaux (acquisition par voie de rachat au franchisé)

5) FREDDY'S MANAGEMENT
http://www.societe.com/cgi-bin/recherche?rncs=391+167+467+&imageField.x=45&imageField.y=8
Cette société a mis en location gérance le magasin d’Olivet (magasin qui malgré tous les efforts des brillants exploitants ne dépasse pas les 8.000 euros en moyenne par semaine pour un point mort à 12.400 euros).

6) FREDDY'S VILLAGE :
http://www.societe.com/cgi-bin/recherche?rncs=383+759+750+&imageField.x=39&imageField.y=10
Location de terrains et d'autres biens immobiliers - 6820B pour le bien des franchisé.

7) PIZZA SANS FRONTIERES :
http://www.societe.com/societe/pizza-sans-frontieres-383209137.html
Propriétaire de fonds de commerce mis en location gérance et en mode échec : 7310 euros semaine 17 avec un « Food+Labor » à plus de 60%.

Nous arrivons donc à 7 structures détenues directement ou indirectement mais, c’est sans compter les avances et engagements hors bilan :
Les avances se font par prêts aux franchisés qui ne peuvent financer ou obtenir de financement bancaire.
Domino’s Pizza France prête directement des liquidités en prenant une participation ultra minoritaire dans l’exploitation des franchisés et en garantissant totalement les prêts bancaires avec caution solidaire à première demande.(voir infra HSBC)


Le franchisé ainsi « couvert » ne prend aucun risque et devient l’instrument de Domino’s Pizza France au service du recrutement de nouveaux franchisés et de la propagande contre toute forme de rébellion et / ou de résistance vis à vis du franchiseur.

Les limites de l’exercice apparaissent dès lors que l’exploitation du franchisé se retrouve déficitaire.
En effet, la faible valeur ajoutée des exploitations des franchisés pousse ces derniers à différer leurs paiements.
Se sont essentiellement les factures dues à Domino’s Pizza France qui seront payées en dernier car les autres fournisseurs des franchisés couperaient très rapidement les vivres du franchisé négligeant.
De surcroît, Domino’s Pizza France est très complaisant sur les délais de paiement.
De peur de voir le franchisé faire faillite, cela nuirait au développement de nouveaux magasins et au recrutement de candidats à la franchise Domino’s Pizza France, Domino’s Pizza n’a jamais, jamais haussé le ton pour réclamer le paiement d’une facture à un franchisé.
De ce fait, Domino’s Pizza France ne réclame pas le paiement des factures à ses franchisés.
Ainsi, le cas le plus spectaculaire est celui de Jessico, Franchisé Domino’s Pizza à Annecy,
http://www.societe.com/societe/jessico-392151056.html
qui n’a payé Domino’s Pizza France d’aucune facture, obligeant Domino’s Pizza France au rachat de son magasin voué à la faillite.
Coût de l’opération : PLUS DE 1 MILLION D’EUROS ….. Est-ce l’exemple à suivre pour les franchisés en situation financière délicate ?
Plus récemment, lors de la réunion Nationale du 21 mai 2008, la franchisée de Fréjus a quasiment obligé Domino’s Pizza France à statuer sur le sort de son magasin, sur le champ, chiffres à l’appui.
C’est en pleine réunion que Domino’s Pizza a accepté le rachat de son fonds de commerce pour un montant très significatif de l’ordre de six cent mille euros, parole du PDG Domino’s Pizza France et des avocats présents faisant foi !
D’autres dossiers sont en cours de négociations, plus discrètes, Domino’s Pizza France voulant à tout prix éviter l’inflation des prix de cession.
Le risque aujourd’hui pour Domino’s Pizza c’est de racheter des fonds de commerce une fortune alors qu’il n’existe pas de repreneur, que les charges courent et que le chiffre d’affaires s’effondre.















II ANALYSE


1) Domino’s Pizza France version USA :

La création du fonds de commerce a certes été laborieuse, 10 magasins seulement ouverts en 5 ans, mais la Master Franchise très ambitieuse et en déroute programmée a contribué au compte de résultats de Domino’s Pizza USA.
Du point de vue capitalistique, Tom Monaghan a rempli son devoir de patron.


2) Domino’s Pizza France version Franca Americana

Deux hommes d’affaires, avertis, diplômés d’écoles de commerce prestigieuses, issus de grands groupes, se réunissent, et achètent à Domino’s Pizza USA la Master Franchise pour la France.
Origine des difficultés :
A) Niveau de profitabilité :
Le niveau de profitabilité des unités n’étant pas suffisamment important pour assurer un développement rapide par autofinancement du Groupe.
Selon les dirigeants, les efforts de gestion effectués au cours des deux dernières années de leur existence auraient permis de rester à des niveaux acceptables de frais de structure, malgré la hausse sensible des coûts de main d’œuvre.

En revanche le problème principal demeurerait le volume, à savoir :
- volume de pizzas livrées à domicile trop faible
- pourcentage des ventes à emporter extrêmement modique.
Problème la faible valeur ajoutées des exploitations franchisées :
- marketing engageant des montants supérieurs aux marges
- coût « food » très élevé du fait des prix de vente très bas
- investissement très supérieurs aux implantations des concurrents
- Mise en musique des « Normes Domino’s Pizza » très dispendieuse

B) Difficultés liées à la taille du Groupe :
Cette difficulté semble en apparence paradoxale.
On peut considérer aujourd’hui que les opérations de croissance externe effectuées par le Groupe Domino’s Pizza (Franca Americana) avec l’intégration de Zap Pizza, ont été malheureuses mais que toutefois demeureraient aujourd’hui de taille critique non encore atteinte.
La société Franca Americana par l’intermédiaire de ses deux filiales, PIZZAPP et PIZZA EST a procédé au rachat du groupe ZAP PIZZA en décembre 1994, moyennant le prix de 20 Millions de francs (3 millions d’euros)
A l’époque le groupe Domino’s Pizza France exploitait quatre unités en propre. Quant à lui, le groupe ZAP PIZZA représentait 5 filiales pour treize magasins exploités en propre.
Outre l’importance du prix d’acquisition, il semble en fait que l’intégration du Groupe ZAP PIZZA au sein du Groupe Domino’s Pizza ne se soit pas réalisée dans des conditions satisfaisantes.

Selon le dirigeant, Monsieur Marc Minisini, les deux groupes, bien qu’agissant sur le même marché, disposaient de deux cultures d’entreprises différentes.

Le Groupe Domino’s Pizza disposait :

- D’un système éprouvé et opérationnel : l’enseigne DOMINO’S PIZZA,
- Une volonté de responsabilisation forte et d’autonomie des managers,
- Des unités et des opérations conformes au standard DOMINO’S PIZZA dans le monde
- Des managers formés au système DOMINO’S Pizza
- Un mode de rémunération fixe et variable sur la marge nette de chaque unité.

Quant à lui, le Groupe ZAP PIZZA, présentait les caractéristiques suivantes :
- Un système opérationnel peu formalisé et encore fortement évolutif
- Une centralisation des décisions avec peu de liberté laissée aux managers,
- Des unités opérationnelles de niveaux différents ayant évolué en fonction des standards,
- Des managers de bon niveau mais peu formés
- Un mode de rémunération flou fondé, semble-t-il, sur une appréciation personnelle des dirigeants.

En fait, les conversions des unités ZAP PIZZA en DOMINO’S PIZZA n’ont pu se faire aussi rapidement que souhaité et les deux systèmes ont du coexister sur une période de plus d’un an.

Il apparaît, par ailleurs, que la taille critique du Groupe n’ait pas été atteinte.

Les ressources du Groupe Franca Americana reposaient sur :

- Les royalties versées par les franchisés
- Les droits d’entrée et d’ouverture (territoire et marque)
- Les marges sur les matières premières
- Les marges sur les équipements
- Les marges sur le marketing

En fait, pour assurer les équilibres financiers de ce Groupe Domino’s Pizza France (Franca Americana) il aurait fallu :
- Diminuer les royalties dues à Domino’s Pizza USA
- Augmenter le nombre de franchisés
- Augmenter le volume généré par chaque unité

Mais, compte tenu de la faible valeur ajoutée générée par chaque exploitation (hormis quelques exceptions qui confirment la règle), toutes ces hypothèses ne sont que plan sur la comète.
En fait, il est très important de souligner que les difficultés de trésorerie du Groupe Domino’s Pizza France - Franca Americana sont liées également à l’importance du compte client du par les franchisés (environ 12,8 millions de francs à l’ouverture de la procédure judiciaire, pour « atterrir » à 15 millions de francs fin 1998) et représentant des factures impayées au titre des royalties de la publicité (NAF) et des approvisionnements.

Globalement, à fin 1998, les franchisés ont contesté le fait que le franchiseur ait rempli l’ensemble de ses obligations contractuelles.

L’addition de la liquidation judiciaire de Domino’s Pizza France version Franca Americana est lourde, plus de 60 millions de francs (en francs 1998).

Les deux sympathiques camarades fondateurs de Franca Americana se retrouveront ruinés et poursuivis pour le remboursement des cautions personnelles et, le seul à avoir profité du système français n’est autre que Tom Monaghan et ses actionnaires.

En effet, les royalties dues au titres du contrat MFA ont été régulièrement payées par Franca Americana à Domino’s Pizza USA.


3) DOMINO‘S PIZZA FRANCE DE JANVIER 1999 AU 30 JUIN 2006 :


Tom vient de céder son entreprise à Bain Capital, ce n’est pas le moment de démontrer que le système ne fonctionne pas en Europe (hormis l’Angleterre et encore, après un échec cuisant, relevé par Daniel Cousineau VP Domino’s Pizza USA, le retournement est spectaculaire, l’entreprise florissante aujourd’hui :
http://uk.finance.yahoo.com/q?s=DOM.L, valorisation spectaculaire, valeur en croissance).
Devant le champs de ruines, laissé par les dirigeants de Franca Americana et par Domino’s Pizza USA , (Domino’s Pizza USA a été jugée non tiers à la procédure de redressement judiciaire par l’administrateur judiciaire et par le Professeur Soinne (Revue des procédures collectives) dans une note gardée confidentielle), les fées finances se penchent sur la France.
Les franchisés à l’enseigne Domino’s Pizza, régis par feu Franca Americana, les mêmes qui durant de longs mois avaient négocié des postes et des salaires chez Telepizza, menacent de procès les américains d’Ann Arbor, siège de la multinationale Domino’s Pizza.
Sans délai aucun, une structure (Domino’s Pizza France) est créée pour accueillir les franchisés esseulés.
Daniel Cousineau, star du système Domino’s Pizza, notamment après le retournement anglais dirige la manœuvre.
Les moyens financiers importants au regard des enjeux : laisser se propager un conflit aurait eu des conséquences bien plus lourdes financièrement que les dix millions d’euros investis globalement en France par Domino’s Pizza USA.
La tour Eiffel peut à nouveau faire rêver à Wall Street.
En effet, Bain Capital, nouvel actionnaire majoritaire de Domino’s Pizza USA, prépare depuis l’origine une introduction (IPO) à Wall Street et, la France second consommateur de pizzas par habitant, juste derrière les Etats Unis est le terrain de jeu des dirigeants de Domino’s Pizza USA.
Les dirigeants de Domino’s Pizza USA ne manquent pas une occasion de visiter l’un des uniques pays où le mode de gestion est direct et non pas via un Master Franchisé.
Très rapidement, alors qu’il est aux commandes de Domino’s Pizza France, Daniel Cousineau jette l’éponge. Impossible de racheter un concurrent de taille équivalente à Domino’s Pizza en France.
Incapacité d’augmenter les ventes avec un marketing raisonné.
Conflits latents avec les franchisés qui ne gagnent toujours pas d’argent, aucun d’entre eux ne peut imaginer l’avenir sereinement, franchise de plusieurs années sur le paiement des royalties qui seront minorées, naf minoré également.
Monsieur Christophe Vandeput, salarié Domino’s de très longue date, parlant plusieurs langues, est nommé Président de Domino’s Pizza France.
Sous ses mandats, nous retrouvons le schéma suivant :
Description du montage mis en place, consciemment ou inconsciemment par Domino’s Pizza France pour ses franchisés :

1°) Prix abusivement bas : Domino’s Pizza vend en livraison et à emporter, au même prix, avec dans les deux cas une pizza gratuite pour une achetée.
De plus, plusieurs fois par an, Domino’s Pizza propose la « semaine de folie » avec toutes les pizzas, de toutes tailles à 6,95 € en vente à emporter et à 9,95 € en livraison, ce qui engendre nécessairement une vente à perte sur les pizzas les plus chères.
2°) Mauvaise gestion : problème déjà souligné par l’administrateur judiciaire lors de la procédure collective de 1998 de Franca Americana et qui reste d’actualité : La masse salariale est trop importante, les matières premières entrant dans la composition des pizzas pèsent trop lourd pour les prix pratiqués.
(Labor + Food dit F+L très supérieur à 60% en moyenne dans le réseau).
Afin d’étendre le réseau, les franchisés sont poussés, par Domino’s Pizza France, à s’endetter pour acquérir plusieurs unités.
L’exemple de Monsieur Osmane, significatif mais non exhaustif loin de là, qui aujourd’hui a revendu 3 magasins : il a ouvert un premier magasin en 2002 où il perdait déjà de l’argent et en a ouvert trois autres, il en a perdu bien plus que trois fois plus.
L’habillage proposé par Domino’s Pizza qui pousse à l’ouverture de nouveaux magasins, ce sont les économies d’échelle générées par la gestion « multi-units ».
Il n’en est rien, les pertes s’additionnent et le franchisé Osmane exsangue va vendre ses magasins pour survivre.
3°) les comptes de résultats largement déficitaires chez les franchisés Domino’s Pizza

4°) Pertes masquées par du crédit fournisseur sur les matières premières accordé par Domino’s Pizza.
Domino’s Pizza France qui fournit le food à ses franchisés, pour éviter un effondrement du réseau par la faillite des unités, accorde aux franchisés des délais de paiement sur les matières premières de plusieurs mois (de 5 à 18 mois selon les boutiques).

Domino’s Pizza France a durant toute la période continué d’entretenir un réseau moribond par des crédits fournisseurs à perte de vue, et à tromper ses actionnaires sur la santé financière de l’entreprise (en tant que franchiseur, Domino’s Pizza se rémunère sur un % du Chiffre d’Affaires des franchisés, donc les résultats des franchisés n’apparaissent pas dans les comptes.
Domino’s Pizza fait circuler la « patate chaude » : vendant ses filiales françaises, hollandaise et belges à Domino’s Pizza Australie pour 8,9 millions d’euros et un contrat de Master Franchise correspondant à peu près à celui de Franca Americana de 1995 !

Christophe Vandeput sera remercié de ses bons et loyaux services, il occupera le poste de manager Domino’s Pizza Belgique, poste libre à ce jour.


4) DOMINO’S PIZZA FRANCE VERSION AUSTRALIENNE :

Domino’s Pizza Australie est apparemment une entreprise florissante, la croissance est régulière, les distributions de dividendes et les créations de titres aussi :
http://www.asx.com.au/asx/research/CompanyInfoSearchResults.jsp?searchBy=asxCode&allinfo=&asxCode=dmp
Ses dirigeants et actionnaires ont soif de développement, ils rachètent sur emprunt 100% des actions des filiales Domino’s Pizza France et Hollande.
La vie en rose, les australiens apprennent le français, visitent tous les concurrents, exhibent leur puissance; seul un intervenant restera sur le sol français et ce sera Domino’s Pizza !

C’est la guerre ouverte entre les acteurs du marché lorsque Grant Bourke écrit dans des mots à peine voilés sa déclaration de guerre : son message fera le tour des acteurs par des fuites soigneusement organisées.

MESSAGE du 9 janvier 2007 « soigneusement transmis » aux concurrents :

DE LA PART DE GRANT BOURKE :
(MESSAGE CONFIDENTIEL – NE PAS TRANSMETTRE)

Quote : « Chers membres de la famille Domino’s Pizza en France,
Je vous souhaite à tous une excellente nouvelle année. J’espère que 2007 continuera de vous apporter la prospérité dans vos affaires et votre vie de famille.
J’ai pris connaissance (et traduit au mieux du Français à l’Anglais) l’ensemble des e-mails de ces derniers jours concernant les différentes opinions sur la meilleure direction à suivre pour Domino’s Pizza France, particulièrement en ce qui concerne la contribution NAF et la prise de décision en groupe. En tout premier lieu, je tiens à remercier tous ceux qui ont essayé d’offrir un débat constructif et qui ont proposé des solutions sur la meilleure façon d’aller de l’avant.
Etant donné le caractère aussi ouvert et passionné du débat, j’ai pensé qu’il était approprié d’envoyer ce message à tous les membres de la famille Domino’s en France.
J’espère clarifier ici les commentaires que j’ai précédemment faits sur certaines des questions qui ont été soulevées.
1. La vision de l’Entreprise Dominos Pizza pour la France
Simplement devenir la marque de pizza numéro 1 en France, avec le plus grand nombre de magasins, le plus haut niveau de ventes et de profits. L’expérience a montré que seul l’acteur numéro 1, quelque soit le marché, réalise des bénéfices exceptionnels. Cela doit donc être notre objectif.
Au fur et à mesure de notre croissance et de notre prospérité en France, les parties prenantes ci-dessous partageront également les bénéfices :
- Les propriétaires de Domino’s France & les employés
- Les franchisés Domino’s en France & leurs employés
- Les clients Domino’s France.
Il peut arriver parfois qu’un débat ait lieu sur la meilleure façon de réussir et de partager les récompenses de ce succès. Quelques soient les décisions, chacun des groupes ci-dessus doit être récompensé à juste titre pour sa coopération.
La bonne nouvelle est que plus grand est notre succès, plus les récompenses à partager sont importantes. Les récompenses nous reviendront à tous si, et seulement si, nous sommes tous capables de travailler ensemble au succès de Domino’s.
2. Le plan pour prendre le leadership du marché
Dans le domaine de la pizza, la France représente un marché gigantesque et en pleine croissance. Avec plus de 12,000 acteurs indépendants dans la pizza, l’opportunité à saisir est d’être les premiers dans la course à construire un réseau et une marque nationaux. Dans le monde entier, les plus grandes marques remportent des succès face aux acteurs indépendants en suivant une stratégie qui consiste à tirer profit de la taille de leur groupe & de sa force pour obtenir des avantages dans les domaines suivants :
- Importance du pouvoir d’achat du groupe = diminution des coûts = meilleur rapport qualité/prix pour les clients
- Importance du pouvoir d’achat du groupe = diminution des coûts = amélioration des marges
- Pouvoir publicitaire = TV et autre media pour la construction de la marque et la promotion de produits
- Commodité = avec plus et de meilleurs emplacements
- Sécurité & Normes d’une grande marque
En résumé, tous ceux qui vendent des pizzas sont nos ennemis et non un autre membre de la famille Domino’s.
3. Pourquoi recommander une augmentation du NAF de 4% à 5% ?
Parce que plus de publicité est une des clés du succès et que les marques peuvent en faire, à l’inverse des indépendants. Parce que la publicité devrait générer une augmentation des ventes et par conséquent des bénéfices. Parce que la construction d’une marque est le meilleur moyen à long terme d’avoir du poids dans la fixation des prix sur le marché.
C’est pourquoi, le 5 décembre, tous les franchisés ont été invités à une présentation concernant les visions et les plans marketing de 2007-2009, qui incluent de la publicité à la TV pour la première fois en 2008, durant la coupe de l’UEFA.
4. Qui profite de l’augmentation du NAF ?
Selon moi, les propriétaires de magasins Domino’s. J’ai trouvé personnellement que certains des arguments développés à ce sujet par e-mail sont déformés et naïfs. Pour mémoire, je tiens à clarifier ceci :
a. Une augmentation du NAF ne bénéficie ni ne modifie en rien les finances de DPF ; l’argent est perçu et dépensé en publicité.
b. Si et quand les ventes augmentent, DPF perçoit effectivement plus de revenus (et non des bénéfices) de l’augmentation des royalties et des ventes Commissary.
c. Pour mémoire, DPE, en tant que Master Franchisé pour 20 ans, doit payer 3% de Royalties à la maison mère américaine.
d. DPF (incluant le Commissary) fonctionne aujourd’hui proche du seuil de rentabilité, après avoir enregistré 6 années de pertes. Suggérer que nous réalisons des bénéfices extraordinaires est une désinformation grossière.
e. DPF prévoit d’investir au moins 2.0M€ en 2007, incluant un second Commissary.
Comme l’ont expérimenté personnellement plusieurs franchisés Domino’s, bâtir une entreprise rentable prend du temps. Pour cette raison, les propriétaires de DPF sont désireux d’investir et d’avancer sans dégager de bénéfices à court terme car nous croyons et savons, par expérience, que le futur apportera plus qu’une compensation.
Cependant, permettez-moi également d’être très clair : à long terme, DPF souhaite et prévoit d’être très rentable, non pas au détriment des franchisés ou des clients, mais dans le cadre d’un partenariat gagnant avec la marque de Pizza N°1 en France.
5. Les magasins Domino’s ne peuvent pas prendre en charge 1% supplémentaire en publicité
En me fondant sur mes 15 années d’expérience chez Domino’s, et à partir de l’échantillon des PnL’s 2006 fournis (environ 50 magasins), je ne crois pas que ce soit vrai pour la majorité des magasins ou pour le réseau dans son ensemble en France aujourd’hui. Je comprends parfaitement la volonté de contrôler les coûts et d’augmenter les bénéfices chaque année, c’est la raison pour laquelle je recommande qu’en tant que groupe, nous augmentions la publicité en 2007.
Je comprends également que certains magasins à titre individuel sont en dessous ou proche du seuil de rentabilité. Dans ce cas précis, un support opérationnel, marketing ou financier sera offert au cas par cas lorsque cela sera approprié et si le franchisé respecte les standards Domino’s Pizza et est à jour de ses paiements vis-à-vis de l’entreprise.
De plus, je suis très fier du travail récent effectué dans le domaine des achats qui a généré une réduction du Food en 2006 égal à environ 1% des ventes. Dans ce domaine, l’année 2007 semble très bien engagée, avec également la possibilité d’obtenir 1% d’épargne supplémentaire grâce à une meilleure politique d’achats, grâce à la révision des recettes, et grâce à de nouveaux produits comme la Pâte Fine. Tout ceci sans compromettre la qualité pour les consommateurs.
6. La meilleure façon de prendre les décisions en groupe
Alors même que j’écris cette lettre, nous sommes sur le point d’ouvrir le 100ème magasin en France, une étape importante avant de célébrer, j’en suis certain, les 200ème, 400ème, et 600ème magasins dans les années à venir. Donc une chose est sûre, Domino’s France, en tant que groupe, va connaître une très forte expansion.
En fait, Domino’s France en tant que groupe a déjà plus de poids que n’importe quel individu seul, que celui-ci soit un actionnaire de l’entreprise, un employé ou un franchisé.
La question est donc de savoir comment nous prenons les bonnes décisions, qui sont dans l’intérêt de l’ensemble du groupe, alors même qu’autant de personnes sont concernées. Comme tout groupe qui se porte bien, nous aurons besoin de débat et accepterons la diversité des opinions, mais en définitive, nous devons toujours être capables de prendre des décisions en groupe et avancer tous ensemble. Rappelez-vous que c’est ce qui fait notre différence par rapport aux pizzerias indépendantes.
Il sera parfois (et alors que nous serons en pleine croissance), impossible d’obtenir un accord qui fera l’unanimité, mais nous prendrons les décisions et avancerons en groupe malgré des objections passionnées. Au final, toutes les décisions ne seront pas du goût de tous, mais si le système continue de prospérer, les bénéfices tirés en y adhérant l’emporteront sur la frustration née des désaccords. En dernier lieu, les individus qui pensent que la vision du groupe est mauvaise peuvent et choisiront de partir.
Afin que Domino’s connaisse croissance et prospérité, des décisions doivent être prises, après un véritable débat. Les décisions doivent ensuite être exécutées par l’ensemble des membres du groupe. Les individus ne peuvent être exemptés des procédures mises en place au niveau national au détriment de la majeure partie du groupe. C’est un principe crucial et la participation et le respect des décisions nationales doivent et seront appliqués pour pérenniser la force du groupe.
Toutes les décisions prises ne feront pas l’unanimité, le travail en équipe est en définitive, notre arme la plus puissante contre les concurrents.
Rappelez-vous que les ennemis sont ceux qui vendent des pizzas dans les zones Domino’s.
Meilleures salutations,
Grant Bourke
Directeur Général Europe Domino's Pizza. » Unquote.


Outre le caractère parfaitement sectaire relevé dans les propos du Directeur Général Europe de Domino’s Pizza, de très nombreuses informations sont mise à jour sachant que depuis lors, d’autres sujets très importants ont été débattus et avalisés.
Le fromage, principal ingrédient a augmenté de plus de 25%, dont acte pour la baisse de 1% du coût food !
La farine est passée de 150 euros à 330 euros les prix du commissary ont naturellement augmenté ; aujourd’hui, la farine est redescendue à 185 euros, qu’en est il de la baisse ? Rien.

Résumons les différents points de désaccords Domino’s Pizza France et ses franchisés :
- Le nouveau contrat de franchise,
- L’augmentation des royalties que devront régler les franchisés au moment du renouvellement de leur contrat ou pour ceux qui ouvrent de nouveaux magasins,
- L’augmentation du NAF, avec comme habillage la pub télé qui profite à tout le secteur de la pizza et fait la joie des concurrents : 130 points de vente Domino’s Pizza en France, cela laisse des territoires entiers sans couverture Domino’s Pizza. Les concurrents des territoires désertés par Domino’s Pizza, bénéficient de la publicité télé Domino’s Pizza sans avoir à débourser le moindre centime. Ces concurrents renforcent ainsi considérablement leurs positions qui deviennent quasi imprenables par Domino’s Pizza. La publicité télé, pour 130 magasins en France, c’est dispendieux et contre productif en revanche cela flatte l’égo des dirigeants Domino’s Pizza France et de certains franchisés qui ont oublié leurs calculettes. La Publicité télé c’est aussi du marketing financier à l’attention des actionnaires qui constatent l’extrême dynamisme du groupe. La publicité télé, payée par tous les franchisés du réseau, ne profitent qu’à quelques très anciens franchisés, 5 ou 6 au grand maximum, qui de surcroît, sont gestionnaires de plusieurs unités. Les nouveaux et les plus faibles franchisés qui représentent plus de la moitié du réseau, eux, ne profitent que très résiduellement de l’investissement obligé par Domino’s Pizza France (1*). Ces nouveaux et ces plus faibles franchisés, paradoxalement payent pour aider les plus « riches » et les plus anciens franchisés. Rappelons que ces mêmes plus riches et anciens franchisés ont largement bénéficiés de « générosités » (annulation de la dette au moment du redressement judiciaire de Franca Americana, Royalties plus faibles que les nouveaux entrants dans le réseau) et qu’aujourd’hui, ces anciens franchisés Domino’s Pizza France tirent à nouveau profit du système. (Le système Domino’s Pizza France doit produire des exemples de réussite pour attirer à lui de nouveaux candidats candides, les anciens franchisés sont dorlotés financièrement pour être ces exemples.) Le déséquilibre économique patent au profit d’anciens franchisés contre les nouveaux ou les moins performants ne fait que se creuser pour aboutir à des chiffres d’affaires variant de 1 à 4, des uns, par rapport aux autres. Il est dès lors évident qu’à ce stade, toute moyenne de chiffre d’affaires n’a aucune signification tangible.
(1*) Lors des comités marketing, un franchisé, élu par ses pairs, sensé les représenter, a caché qu’il etait en fait un sous-marin de la direction Domino’s Pizza France. En effet, votant toutes les résolutions du franchiseur, notamment celle concernant la publicité télé, il négociait en parallèle la cession de ses exploitations lyonnaises largement déficitaires depuis plusieurs années, au profit de Domino’s Pizza France, et en toute élégance, négociait le poste de directeur des opérations. Les votes de résolutions favorable à Domino’s Pizza France s’en sont trouvés grandement simplifiés, la parité franchisés franchiseurs bafouée. Le cheminement de ce Directeur des Opérations, de patron franchisé à cadre supérieur, en dit long sur l’exemple à suivre, sur la déontologie et l’honnêteté des dirigeants de ce réseau.

- La publicité télé a été vendue aux franchisés Domino’s Pizza en leur expliquant doctement que les chiffres d’affaires allaient augmenter de 25 à 30% ; à ce jour, la progression est de moins de 10% et elle ne dépasse pas la hausse normal du marché de la pizza en France qui représente 12% sur les périodes concernées.
- Le nouveau système informatique Easy Pizza, ayant comme corollaire HVM.
- HVM hight volume mentality : lourdes pertes pour les franchisés, grandes royalties, grands Naf et des grandes marges sur les matières premières pour le franchiseur, La semaine 23 (juin 2008) sera par exemple une semaine HVM, les chiffres d’affaires des magasins vont être exceptionnellement élevés, cela fera plaisir aux dirigeants de Domino’s Pizza France mais certainement pas aux franchisés du réseau qui vendent à pertes, particulièrement pendant les semaines HVM.
- Cette semaine HVM en revanche, les franchisés Domino’s Pizza France remettent un maximum de cash en banque (selon l’expression enfantine du dirigeant de Domino’s Pizza France) pour découvrir plus tard que les recettes ont été inférieures aux dépenses,
- HVM est un brevet appartenant à Domino’s Pizza Australie, vendu par Domino’s Pizza Australie à DPF via DPEU HOLDINGS (DPEU), ce brevet n’est pas intégré au contrat de franchise mais est utilisé par les franchisés Domino’s Pizza France. Qu’adviendra t-il de ce mode de gestion le jour où les australiens quitteront le territoire français ? Plus clairement exprimé, les franchisés Domino’s Pizza France ont signé pour un système d’exploitation Domino’s Pizza USA, reconnu depuis 1963 et avec 8500 magasins dans le monde. Ces franchisés Domino’s Pizza France se retrouvent, sans avertissement, ni accord préalable, franchisé du concept Domino’s Pizza Australia, concept HVM, appartenant à Domino’s Pizza Australie et non à Domino’s Pizza USA ! les juristes spécialistes du droit de la franchise en France apprécieront.
- http://www.dominos.com.au/_uploads/2007%20DPE%20Annual%20Report.pdf page 122 pour le brevet.


Inutile de débattre de tous ces points, ils ont comme objectifs de :
- Augmenter le chiffre d’affaires par magasins
- Augmenter les royalties versées à Domino’s Pizza France
- Augmenter le NAF versé à Domino’s Pizza France
- Augmenter les achats de matières premières chez Domino’s Pizza France
- Contrôler la comptabilité des franchisés via le nouveau système informatique, empêcher les ventes dissimulées et l’achat de matière premières par d’autres sources que Domino’s Pizza France
- Impressionner la concurrence par des chiffres d’affaires très importants par magasin
- Communiquer sur le chiffre d’affaires des magasins pour recruter des nouveaux franchisés

Ces objectifs sont d’autant plus importants que Domino’s Pizza France va devoir régler à Domino’s Pizza USA les sommes conclues au Master Franchise Agreement.
Les marges de Domino’s Pizza France vont fondre comme neige au soleil à partir de mi 2008, Domino’s Pizza reversera des montants non négligeables, de l’ordre de 2,5% sur les 6,5% perçus chez les franchisés du réseau, en plus de la répartition des marges sur le food, le Naf, les logiciels et systèmes informatiques et les têtes de gondoles.

Les nouveaux actionnaires de Domino’s Pizza France sont entre le marteau et l’enclume, ils doivent compenser les montants à régler à Domino’s Pizza USA (en franchise de paiement sur 2 ans depuis l’acquisition du 1 juillet 2006) en augmentant les royalties, le NAF, le food mais surtout en trouvant de nouveaux franchisés.
Les nouveaux actionnaires de Domino’s Pizza France feignent d’oublier qu’un réseau de franchise s’organise autour de franchisés, que pour la pérennité du réseau, il est impératif que la grande majorité des franchisés ait espoir de gagner de l’argent.
Ce n’est absolument pas le cas aujourd’hui.

Cela qui se traduit :
- par des franchisés qui injectent des fonds en compte courant,
- par des franchisés qui procède en augmentation de capital dans leur exploitation pour éviter la faillite,
- par des franchisés qui ne se versent pas de rémunération (salariale ou financière),
- par des franchisés qui vendent leur magasin en ayant perdu leur investissement,
- par des franchisés qui se place en situation de dépendance totale vis à vis de Domino’s Pizza France en devant plusieurs mois de facturation,
- par des franchisés déprimés, avec des vies de familles détruites, sans espoir de rebond économique,
- Une réunion nationale interrompue par la franchisée de Fréjus qui obtient sur le champs le rachat de son magasin à un prix très important,
- Une campagne télé programmant une hausse des ventes de 25% pour couvrir simplement les frais additionnel de marketing, la campagne n’a généré à ce jour que 9,76%, hausse normale des exploitations du secteur,
- par un malaise général des franchisés traités comme des vaches à lait,
- par un malaise des franchisés exaspérés par le traitement différencié des franchisés eux mêmes, pourquoi tel franchisé bénéficierait il de conditions plus avantageuses que tel autre,
- interrogation sur la capacité de Domino’s Pizza France à générer du profit dans chaque magasin

Mais cela se traduit aussi et surtout dans les comptes des magasins : semaine 21 (données Domino’s Pizza France)

Sur les 93 magasins qui affichent leur pourcentage « F+L »,
Seuls 16 ont un « F+L » inférieur à 52%, et pourraient être considérés comme rentables, en revanche,
30 magasins ont un « F+L » compris entre 52 et 58% et peuvent être considérés à l’équilibre, le reste, soient 47 magasins sont certainement déficitaires ou en situation de cessation des paiements, cela ne fait aucun doute.

Dans les comptes du franchiseur aussi, la traduction est lisible aux cases Clients et Comptes rattachés, Autres créances, le montant de ces 2 cases, avant provisions avouées, représente 13.681.237,00 euros pour un chiffre d’affaires mensuel de (22.485.656 / 12) = 1.873.804 euros.
C’est spectaculaire, 7,3 mois de délai de paiement, souvenez vous la bonne époque de Franca Americana, les deux garçons qui avaient économisé et qui se sont retrouvés en culotte courte avec 7 mois de créances clients à recouvrir…

HSBC France a géré 90% des nouveaux financements de magasins, ces 2 dernières années.
Comme les franchisés ne payent pas à leur franchiseur Domino’s Pizza France, les factures de royalties, de Naf et de matières premières, HSBC et Domino’s Pizza France, dans une créativité toute relative en ce qui concerne l’orthodoxie de la gestion des risques, ont imaginé un financement des dettes franchisés vis à vis de Domino’s Pizza France.
En clair, le franchisé qui bénéficiait de crédit fournisseur (à perte de vue de la part de Domino’s Pizza France), va devoir emprunter, à un taux entre 5 et 6% l’an (assurance tout risque incluse), pour régler les pertes générées par leurs exploitations ; oui, et financièrement rien à voir ! Comme dit la pub Domino’s Pizza pour recruter des nouveaux franchisés.

Inutile de monter sur de grands chevaux pour vaincre l’ennemi de la secte, la cavalerie n’est que financière en aucun cas une armée d’adeptes écervelés.
Les franchisés refuseront massivement cette nouvelle gestion qui n’a pour objet que de masquer la faible rentabilité du modèle Domino’s Pizza en France, alourdir encore plus le fardeau des charges qui pèse sur les seuls franchisés avec des intérêts d’emprunts mais surtout, transférer à HSBC le soin d’être le tombeur des franchisés en cas de défaut de paiement ; Domino’s Pizza France ne sera même pas responsable, elle laissera en toute lâcheté, son bras armé, HSBC, étouffer ses franchisés.
Domino’s Pizza France n’a jamais recouvré une créance de franchisé de manière un tout petit peu musclée, l’injonction de payer n’existe pas dans la caisse à outils des recouvrements de créances, dans le vocabulaire Domino’s Pizza France.
Dans la culture Domino’s Pizza, le recouvrement de créances de franchisés passe exclusivement à ce jour par le rachat du fonds de commerce du franchisé.
Au montant du prix de cession, Domino’s Pizza France déduira les créances de matières premières de royalties et de naf impayés, depuis de longs mois.

HSBC devenant le bras armé de Domino’s Pizza France, on pourrait se demander si HSBC, banque historique de Domino’s Pizza France, ne va pas un peu loin dans sa démarche de support à des franchisés en situation de redressement judiciaire ?
On pourrait également se demander si cette démarche de la banque ne serait pas tout simplement liée au fait qu’ayant financé les premiers investissements (irrécouvrables aujourd’hui pour HSBC dans de très nombreux dossiers et de montants très supérieurs aux « crédits relais proposés ») HSBC préfère différer la chute du château de cartes à une date ultérieure. (Nous sommes preneurs de vos analyses sur ce sujet comme sur tous les autres).

Rappel certes éloigné du sujet Domino’s Pizza mais mécaniquement très similaire :
HSBC créancière du Groupe Flo voulait récupérer sa créance.
HSBC a alors imaginé financer la levée des stock-options offerts aux cadres dirigeants de l’époque. Les cadres Groupe Flo ont emprunté auprès de la banque HSBC les liquidités pour acquérir les titres Groupe Flo, ils ont levé l’option en payant le prix des actions.
La création de titres Groupe Flo issue de ces levées d’option a permis au groupe de se désendetter, en ruinant au passage ses salariés qui ont vu le cours en bourse chuté mais c’était trop tard pour vendre. Il ne restait plus, à ses cadres, plumés, qu’à vendre tous leurs biens pour survivre.
Ils avaient eux aussi pris des risques d’entrepreneurs, non avertis, et, la banque HSBC avait récupéré sa créance sur le Groupe Flo en mutualisant le risque chez des centaines de salariés. La similitude est troublante.


III CONCLUSION

1) Secteur

Le marché de la pizza en livraison ne semble pas être l’eldorado promis aux pionniers légendaires fussent ils venus de l’autre bout de la planète.
Ce marché a profité aux chaînes régionales et nationales qui ont su s’adapter aux exigences économiques, sociales et juridiques françaises.
A ce jour, cinq chaînes françaises sont bénéficiaires : Speed Rabbit Pizza, La boîte à Pizza, Pizza Sprint, Pizza Mania et le Kiosque à Pizza.
Pizza Hut, malgré vingt années de présence n’a pas encore trouvé la formule bénéficiaire même si il semblerait que la franchise commence à porter ses fruits.
Les indépendants, livreurs de pizzas, sont très nombreux et alignent trois fois plus de magasins que toutes les chaînes réunies, leur rentabilité est fonction de leur propension marginale à travailler hors la vue, à échapper aux taxes et contraintes sociales.



2) Franchise :

Les franchisés des entreprises concurrentes à Domino’s Pizza se portent bien dans l’ensemble, la propagande médiatique, le tapage fait autour de l’arrivée de Domino’s Pizza version australienne à énormément inquiété durant le deuxième semestre 2006.
Les campagnes hyper agressives, homme sandwiches surannées, distribution massive de flyers, la guerre des prix, les semaines de folies, le marketing sauvage n’ont eu d’effet que de perturber de nombreux indépendants qui ont fait faillite mais pas le gros des troupes qui dansent aujourd’hui avec les loups.

En revanche, ceux qui clairement font les frais du capitalisme débridé de Domino’s Pizza version australienne, se sont les propres franchisés Domino’s Pizza France.


3) Bourse DMP :

Comment en arrive-t-on là ?

En premier lieu qu’est ce qui motive des australiens, non formés aux gestions européennes, françaises, belges et hollandaises excusez du peu, autant de langages différents que de cultures différentes ?
Est ce la malicieuse équipe Domino’s Pizza USA qui a « fourgué » les canards boiteux à des australiens bien présomptueux ?
Nous aurons un jour peut être la réponse en tous les cas, l’analyse des nouveaux besoins des actionnaires australiens de Domino’s Pizza France, Belgique et Hollande et aujourd’hui très clairement formulée :

Pour valoriser la nouvelle acquisition, il faut impérativement rendre bénéficiaires les exploitations françaises belges et hollandaises.
Par exploitations il faut entendre Domino’s Pizza France et Domino’s Pizza Holland.
Peu importe le niveau de rentabilité des franchisés, cela n’est pas le problème.
Le Far West est de retour, pelles, pioches, dynamite, les espaces sont libres, la concurrence endormie.
Dans un premier temps Domino’s Pizza Australie motive une équipe de salariés actionnaires qui ont fait leurs preuves en Australie : Grant Bourke et Andrew Rennie.
Ils auront la charge de développer l’Europe, les objectifs sont fixés les stocks options aussi.
La rémunération est fixée, les success fees aussi, le tout représente le premier et second salaire de l’entreprise Domino’s Pizza Australie, c’est dire l’importance du sujet et la volonté d’y arriver; tous les moyens seront bons pour y arriver, nous en retrouvons traces dans les bilans, tout simplement :

- Goodwill totalement injustifié dans les comptes Domino’s Pizza France arrêtés au 30 juin2007 : http://www.dominos.com.au/great_company/default.asp?ID=387&pnav=6&snav=315&tnav=387 puis charger le Domino’s Pizza 2007 Annual Report, pages 92 et 93 : 3.856.000 dollars australiens pour la France, 2.511.000 dollars australiens pour la Hollande soit un total de 6.367.000 dollars australiens de Goodwill dans les comptes de Domino’s Pizza en Australie ! La justification de ce Goodwill pour l ‘équipe dirigeante australienne c’est la performance future grâce au business model australien calqué en Europe et à l’expertise du management (sic).Force est de constater, moins de deux ans de gestion après le rachat de Domino’s Pizza France et Hollande, les résultats sont particulièrement mauvais, en tous les cas bien moins sexy que ceux de l’équipe dirigeante américaine précédente (Christophe Vandeput, CEO de Domino’s Pizza France pour l’actionnaire Domino’s Pizza USA).
De surcroît, les résultats ne tiennent pas encore compte des dettes de franchisés, irrécouvrable, pour lesquelles l’équipe dirigeante actuelle tente de trouver un crédit relais auprès de banques (*).

- Engagement hors bilan non déclarés pour cautionner les prêts des nouveaux franchisés en ouverture, qui sans ces engagements n’auraient pas obtenu de financement (HSBC entre autre)
- Minoration de certaines taxes et impositions (éco, tva,…)
- Minoration du risque sur les créances clients
- Ecriture en dettes moyens longs termes de créances clients non recouvrables sans aucun justificatif

(*) Tous les franchisés en retard de règlement vis à vis de leur franchiseur Domino’s Pizza France se voient proposer des rendez vous avec des banques dont HSBC France pour négocier un prêt.
Ce prêt permettrait aux franchisés, (les franchisés Domino’s Pizza France doivent en moyenne plus de huit mois du chiffre d’affaires à Domino’s Pizza France (Matières Premières, Royalties, Naf)), de régler leurs dettes vis à vis de leur franchiseur en convertissant leurs dettes (sans intérêt chez Domino’s Pizza France) en emprunt avec intérêts chez HSBC France par exemple.
Toute l’équipe Domino’s Pizza France est mobilisée depuis peu pour faire passer ce message, mais, les franchisés Domino’s Pizza France, à qui il a été promis monts et merveilles par exemple au moment du rachat des magasins Telepizza (financés par Domino’s Pizza France qui n’encaissant pas la matière première à artificiellement permis aux franchisés de se constituer une trésorerie pour régler les magasins rachetés à Telepizza).
Ce mécanisme a également été mis en place à l’époque de Monsieur Marc Minisini, CEO de Franca Americana.
A l’époque, le franchisé Domino’s Pizza de Nice avait un magasin et perdait de l’argent.
Domino’s Pizza France l’a très fortement incité à ouvrir un second magasin mais n’ayant pas de fonds, Marc a « différé » le règlement des matières premières livrées par Domino’s Pizza France au franchisé de Nice.
La trésorerie générée a permis à Monsieur Charles Malortigue d’ouvrir un second magasin, tout aussi déficitaire puis de manière tout aussi spectaculaire, un troisième magasin.
Le franchisé Domino’s Pizza de Nice, Monsieur Charles Malortigue, n’a jamais remboursé le moindre centime à Domino’s Pizza, la faillite à été prononcée en 2000.
Il est important d’insister sur le mécanisme des prêts déguisés par le non encaissement des factures émises par Domino’s Pizza car cette pratique viole au moins deux lois en France dont une loi pénal sur les délais de paiement des matières premières périssable. http://www.minefi.gouv.fr/DGCCRF/documentation/fiches_pratiques/fiches/delais_paiement.htm
Le cas du Franchisé Domino’s Pizza de Nice est aussi très intéressant sur l’adéquation entre le Goodwill affiché pour la France (3.858.000 dollars australiens) justifié par l’exercice du savoir faire australien appliqué en France et aussi en Principauté de Monaco !
Il est particulièrement illusoire de prétendre à une installation bénéficiaire en Principauté de Monaco sauf à trouver l’ortolan qui investirait sur une Principauté où à ce jour aucune chaîne de pizza n’a jamais osé s’y installer ni aurait réussi à gagner de l’argent, la Principauté compte moins de 35.000 habitants et est le temple du luxe ! À quand Domino’s Pizza rue de la Paix à Paris ? !
Pour essayer d’être le plus exhaustif possible dans la démonstration, il y a lieu de rappeler la liquidation judiciaire de la chaîne Jet Pizza, avec une quinzaine de magasins de livraison de pizzas dans la région autour de la Principauté, qui a survécu à l’implantation de Domino’s Pizza à Nice.
La chaîne Jet Pizza, gérée par de riches loueurs de Yachts, mais probablement pas assez mafieux pour la région, a été mise en liquidation judiciaire malgré tout le cash investi par ses riches propriétaires, amis du très célèbre dirigeant de Telepizza, version Ibex 35 (3 milliards d’euros de capitalisation boursière en 1999 du temps de l’Ibex 35, environ 850 millions d’euros aujourd’hui après une recapitalisation et l’entrée de Permira.
http://www.journaldunet.com/economie/les-dix/plus-gros-fonds-d-investissement/6-permira.shtml
dans le capital)
Sur Jet Pizza :
http://societe.com/societe/jet-pizza-france-421651118.html
Quelques magasins Jet Pizza subsistent encore, avec des chiffres d’affaires 6 à 10 fois moins importants que ceux préconisés par Domino’s Pizza « pour n’avoir aucun regret de quitter son ancien job » (sic).
http://societe.com/bilan/jet-pizza/450985049200612318450985049200512318.html
ou : http://societe.com/bilan/jet-pizza/483160966200606307.html (à voir pour l’étude de marché).

Il est également utile de rappeler pour les lecteurs australiens que la Principauté de Monaco est distante de quelques kilomètres de l’Italie, certes productrice de Mozzarella à la dioxine mais d’abord et avant tout berceau de la pizza, de qualité.

C’est un peu comme si l’Australie décidait de vendre des pâtes à l’Italie, Goodwill garanti.

Essayez de trouver une pizzeria à Monaco ! Inutile de demander à Stratégie et Marketing, cliquez sur le lien suivant et vous verrez de vous même :
http://www.pagesjaunes.fr/trouverlesprofessionnels/rechercheAvance.do

Pourquoi se servir de la Principauté de Monaco ? Sauf à induire en erreur dans les investisseurs australiens, non avertis des pratiques économiques et alimentaires très particulières du sud de la France ; Pourquoi se servir de la Principauté de Monaco ? http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/3397.htm , 35.000 habitants, bien en dessous du seuil des 50.000 habitants nécessaire à l’implantation d’un magasin Domino’s Pizza en France ; Pourquoi se servir de la Principauté de Monaco ? Alors que dans le sud de la France, dans des villes bien plus importantes (mis à part Montpellier qui comme nous l’avons vu plus haut existe depuis l’origine de Domino’s Pizza en France) les exploitations sont très largement déficitaires ; Pourquoi se servir de la Principauté de Monaco alors que dans le sud de la France les pizzerias sont pléthores et rivalisent à chaque coin de rue ; Pourquoi se servir de la Principauté de Monaco alors que dans le sud de la France plusieurs magasins sont criblés de dettes et ne payent plus rien, ni loyer ni charges sociales ni les remboursement bancaires liés aux travaux et au leasing du matériel (HSBC), ni bien entendu les factures Domino’s Pizza, le tout sans se verser de salaire ni de frais depuis l’origine de la création.
Non, la Principauté de Monaco ne permettra certainement pas à Domino’s Pizza France de motiver un seul euro de Goodwill, n’en déplaise aux Commissaires aux Comptes et aux auditeurs.
La réponse à l’introduction de l’ingrédient Principauté de Monaco est simple, c’est du marketing financier poussé à l’extrême, mieux vaut vendre le rêve de Monaco avec son luxe ostentatoire que la rentabilité bien certaine celle là d’une banlieue déshéritée.
Mais, le marketing et la tromperie sur le Goodwill ne s’arrêtent pas à la Principauté de Monaco, à bien lire le rapport page 93, on constate tous l’ « humilité » des nouveaux dirigeant australiens de Domino’s Pizza France : ils déclarent que leur « business model » est meilleur que celui de Domino’s Pizza USA !
Spectaculaire ! L’élève a dépassé le maître ; à se demander pourquoi l’élève (Domino’s Pizza Australie) aurait alors des royalties à verser à Domino’s Pizza USA et dans de telles proportions (2,5% / 6,5%) ?
Rappelons que la franchise est un transfert de savoir faire et de savoir faire faire, permanent.
Rappelons aussi, en tant que de besoin, que Domino’s Pizza France gérée par Domino’s Pizza USA est propriétaire du savoir faire et du savoir faire faire du système Domino’s Pizza, au niveau mondial, et avec au moins vingt ans en France dont au moins dix avec la même équipe ; c’est du moins ce qui a été vendu aux franchisés Domino’s Pizza France, en France.
Ce n’est pas ce qui est traduit dans le Goodwill 2007, tout le contraire.
En effet, Domino’s Pizza France a commis l’erreur de jeunesse d’accélérer les ouvertures de nouveaux magasins avec des candidats néophytes là où des professionnels chevronnés auraient pu avec de la sueur et des larmes, réussir.
Il est édifiant de lire à ce sujet le courrier du franchisé de Toulouse qui explique par le menu ses déboires initiaux avec Domino’s Pizza France ; ce n’est que l’éternel recommencement et l’annonce des déboires des trente à quarante franchisés qui connaissent le même sort dans le réseau Domino’s Pizza France. Vérifiez les « F+L » des magasins, semaine après semaine, c’est la bérézina !
Démonstration est faite que le Goodwill est en fait un Badwill.
Ce Badwill, soyons en certains, ne serait être accepté par la Direction actuelle de Domino’s Pizza France, gavée à la performance des bilans comptables, aux stocks options mais également à la créativité comptable, avec l’aval de la direction australienne, parfaitement informée, au jour le jour, par BlackBerry® Bold™ et quelque soit le décalage horaire.
Une légère modification des Goodwills et tout l’édifice (Dividende – Plan de conversion de dividende en actions – Stock-options et Rémunération à la performance) serait parterre.

Aucun doute, nous attendrons l’année prochaine pour constater que les chiffres ne trichent pas, aucun Commissaire aux Comptes, aucun auditeur ne prendra le risque de se déjuger sur une période aussi courte.
Un an pour passer d’un Goodwill de 6,357 millions de dollars australiens à un Badwill de 6 ou 7 millions de dollars australiens c’est prendre le risque de se faire critiquer voir rechercher en responsabilité (ce qui serait parfaitement légitime).
Un an c’est trop court pour justifier d’un tel décalage, les Commissaires aux Comptes et les auditeurs vont se creuser le cervelet pour trouver l’habillage juridique d’un maintien de leur décision passée.
Nous allons vivre le prolongement de l’absurde dans la persistance de l’erreur aussi grossière soit elle.
Personne n’ira vérifier que les franchisés français ne sont pas provisionnés dans les comptes Domino’s Pizza France, pour défaut de paiement, personne n’ira vérifier que les franchisés belges ne sont pas provisionnés pour défaut de paiement à Domino’s Pizza France.
Personne, ni mêmes les banquiers, dont HSBC France, qui ont glissés dans les contrats signés avec les franchisés Domino’s Pizza France des clauses de titrisation, pour leurs créances pourtant garanties par Domino’s Pizza France. Quel cynisme !
Collateralized debt obligations quand tu nous tiens.


Plus prosaïquement, dans la gestion quotidienne :

- Présentation, par des cadres de l’entreprise toujours en poste chez Domino’s Pizza France, de comptes P&L à des investisseurs étrangers volontairement « améliorés », par les dirigeants de Domino’s Pizza France, également actionnaires de Domino’s Pizza Australie,
- Ajustements comptables sans pièce,
- Modification de dernières minutes de l’organigramme de l’entreprise, le nouveau comptable serait plus malléable,
- Amateurisme(*) juridique en ce qui concerne les devoirs et obligations du franchiseur vis à vis des franchisés (voir plus bas),
- Promesses salariales qui n’engagent que ceux qui y croient.


(*) Le DIP = Document d’Information Précontractuel, c’est la base de la relation Franchiseur Franchisé.
C’est très certainement du fait de la réalité enjolivée, des non dits et des mensonges distillés dans le Document d’information Précontractuel que Domino’s Pizza France plie devant chaque franchisé menaçant.
Le fait d’écrire en page 5 du DIP Domino’s Pizza :
« En 1998, sous l’effet d’une mauvaise gestion financière et faute d’avoir mis en œuvre les principes du système Domino’s Pizza, la société Franca Americana a déclaré la cessation des paiements auprès du tribunal de Nanterre.
A l’issue de la procédure collective dont elle a fait l’objet, 20 magasins à l’enseigne Domino’s Pizza exploités directement par la société Franca Americana ont été cédés à un tiers.
Il restait donc 36 magasin sous l’enseigne Domino’s Pizza en France, dont 26 sont resté sous enseigne. »

Constitue un mensonge volontaire.
En effet, Domino’s Pizza INTERNATIONAL INCORPORATED (USA), actionnaire de Franca Americana, considérée, à juste titre, par l’administrateur judiciaire, comme ayant gérée Franca Americana, pour avoir suivi toutes les semaines les reportings, pour avoir imposé ses fournisseurs et ses systèmes d’exploitation, Domino’s Pizza INTERNATIONAL INCORPORATED (USA) et donc non tiers mais considérée comme gestionnaire et la faillite de sa gestion doit être considérée au même titre que Franca Americana.
La responsabilité de Domino’s Pizza INTERNATIONAL INCORPORATED (USA) s’arrêtant à sa contribution financière au capital de Franca Americana.
Il est donc faux de prétendre que ce serait sous l’effet d’une mauvaise gestion financière que Franca Americana aurait été mise en liquidation judiciaire. Pourquoi alors Domino’s Pizza INTERNATIONAL INCORPORATED aurait-elle participé à l’augmentation de capital de Franca Americana, le 20 août 1997, plus de trois ans après sa création ?
Combien d’années faut il à la multinationale d’Ann Arbor pour se rendre compte que la mise en œuvre des principes du système DOMINO’S PIZZA n’est ni correct ni profitable en France ?
A titre tout à fait subsidiaire, Domino’s Pizza INTERNATIONAL INCORPORATED avait dans son contrat de Master Franchise Agreement l’obligation de former Franca Americana, n’aurait elle pas exécuté son contrat ?
Domino’s Pizza France (Version USA et par la suite version Australie puisque les DIP mis en cause date de 2007) pousse le cynisme à éluder l’épisode Telepizza et le rachat avec abandon de créances des points de ventes (plus de 24 magasin) qui en 2004 ont été rachetés par Domino’s Pizza France à Telepizza, soit par des franchisés Domino’s aidé par Domino’s Pizza France soit par des franchisés Domino’s Pizza seul.
Ainsi, la rédaction du DIP pages 5 et 6 s’écrit :
Le Master-Franchisé étant en liquidation, la société DOMIONO’S PIZZA INTERNATIONAL INCORPORATED (sic) a décidé, au début de l’année 1999, de constituer une société filiale, la société Domino ‘s Pizza France, aux fins de lui confier la poursuite du développement du réseau des franchisés interrompu à la suite de la liquidation judiciaire.
Le nombre de points de vente ouverts de 2000 à 2003 sont respectivement de : 3,6,11 et 11.
En 2005, 9 nouveaux magasins ont été ouverts depuis portant le nombre ouverts à 86 au 31 décembre 2005. »

2004, année virtuelle ? Non, année qui a vu Domino’s Pizza France augmenter considérablement son parc de magasin, alors que ces magasins étaient pour la plupart à l’origine de la faillite de Domino’s Pizza Franca – Franca Americana.
Cela a été caché aux candidats franchisés, tout comme le fait que les magasins repris à Telepizza sont dans des comptes qui ont tourné au rouge vif : Issy les Moulineaux, Paris 9 Milton, Evry (fermeture), Paris 13 pour ne citer que cela.

Plus généralement le DIP donne une information parfaitement erronée sur l’évolution de Domino’s Pizza sur le territoire français, dans le but manifestement d’enjoliver la situation et de ne montrer que les cotés positifs de l’histoire Domino’s Pizza en France.
Plus précisément, Domino’s Pizza France ne mentionne pas, volontairement, l’état du réseau, élément déterminant pour le candidat franchisé dans son engagement à contracter avec Domino’s Pizza France, pour 10 ans.
Or, en droit français, le consentement n’est pas valable s’il a été surpris par dol, le dol étant une cause de nullité du contrat « lorsque les manœuvres pratiquées par l’une des parties sont telles, qu’il est évident que, sans ces manœuvres, l’autre partie n’aurait pas contracté » C.civ.art.1116

Le dol, consistant dans les tromperies par lesquelles une partie provoque chez l’autre une erreur qui la détermine à conclure un contrat, constitue donc un vice du consentement et porte atteinte à la validité de la convention ainsi conclue (le contrat de franchise).
Contrairement à l’erreur visée par l’article 1110 du code civil, la victime du dol ne s’est pas trompée, on l’a trompé.
Pour être sanctionné, le dol suppose la réunion de trois éléments : des manœuvres, une intention de tromper, une atteinte corrélative au consentement de la victime ; il doit en outre émaner du cocontractant de celui-ci



1) Les manœuvres :

Les manœuvres consistent en l’espèce à se servir de véritable mise en scène et d’actes combinés en vue d’une tromperie, de situation apparente de nature à inspirer confiance ou plus généralement en toute espèce d’agissement tendant à créer une fausse apparence.
Cela commence par une banale publicité par voie de presse, de salon ou sur Internet :
Domino’s Pizza 8500 magasins dans le monde, numéro 1 mondial de la Pizza, 750.000 euros de chiffre d’affaires, mon ancien job aucun regret.
Puis la journée découverte mets le candidat franchisé en présence d’un franchisé complaisant vis à vis de Domino’s Pizza France, à toutes les questions posées par le candidat, le franchisé complaisant, briefé, répondra dans le sens du candidat à la franchise.
A partir de ce moment tout va aller très vite et le piège se refermer sur un candidat noyé par la masse de documents à ingurgiter.

Le Document d’Information Précontractuel, non parfaitement renseigné sur l’état du réseau, en poche, le candidat franchisé n’obtiendra que des précisions partielles sur la rentabilité du franchisé et ce n’est que plusieurs mois voir plusieurs années plus tard qu’il découvrira le pot aux roses.
L’exemple le plus spectaculaire est celui du franchisé Domino ‘s Pizza de Lyon qui aujourd’hui après quatre années de pertes, des augmentations de capital pour renflouer sa trésorerie, vend ses deux magasins à Domino’s Pizza France pour devenir Directeur des Opérations, complice malgré lui ?

2) l’intention de tromper :

Les comptes prévisionnels types remis par Domino’s Pizza France aux candidats franchisés laissent apparaître des résultats positifs alors qu’il est volontairement obéré le fait qu’ils ne sont qu’exceptionnellement atteints, par des franchisés Domino’s Pizza, dans le système depuis de très nombreuses années et bénéficiant de nombreuses économies d’échelle, à commencer par le non versement du salaire de manager puisque déjà rémunéré sur un autre magasin !
L’étude de potentiel :
Nous sommes là en présence de l’aberration la plus totale dans l’intention de tromper ; en effet, alors que le DIP doit être remis 21 jours avant tout engagement du candidat à la franchise, nombreux DIP comportent une étude de potentiel, réalisée par l’entreprise Territoire et Marketing.
Or, cette étude de potentiel est le fruit d’une commande réglée pour moitié par le franchisé et moitié par le franchiseur, normalement 21 jours au moins après la signature de ce même DIP.

Cette étude outre le fait qu’elle signe la violation de la règle des 21 jours puisque le résultat de l’étude est signé en même temps que le DIP ne constitue qu’un habillage juridique, une sorte d’aide à la tromperie.
La production de l’étude de potentiel prend environ 1 mois après la signature du DIP.

Tromperie sur l’état du réseau,
Tromperie sur la valeur ajoutée déclarée par publicité,
Tromperie sur les personnes présentées comme des franchisés lambda mais qui en réalité sont aidés par Domino’s Pizza France, directement ou indirectement,
Tromperie sur la rentabilité des franchisés existants, et sur leurs résultats,
Tromperie sur leurs comptes prévisionnels,
Tromperie sur l’état de santé de Domino’s Pizza France qui cache les non paiements des franchisés, les participations indirectes, les abandons de créances,
Tromperie sur l’état de santé de franchisés Domino’s Pizza France qui sont rachetés par le siège pour éviter la faillite de magasins,

Le mensonge atteint son paroxysme lorsque Domino’s Pizza modifie à la hausse le compte de résultat du dossier bancaire d’un franchisé pour « coller » aux ratios déterminés par avance avec l’organisme prêteur.
Même si, nous l’avons vu, Domino’s Pizza France se portera caution des emprunts en prenant soin de nantir le fonds de commerce à son profit ou au profit de la banque.


3) atteinte au consentement de la victime :

Les faits constitutifs de dol doivent avoir provoqué une erreur chez la victime, le franchisé Domino’s Pizza.
L’erreur principale provoquée par le dol et qui a été déterminante du consentement du candidat à la franchise devenu franchisé, c’est l’absence de rentabilité du modèle économique Domino’s Pizza.
Si le candidat franchisé avait su qu’il fallait attendre en moyenne plus de 5 ans pour équilibrer ses comptes, alors il n’aurait certainement pas contracté.
Si le candidat franchisé avait su que 80% des nouveaux franchisés perdent de l’argent et sont sous la dépendance de Domino’s Pizza France alors il n’aurait certainement pas contracté.


4) Auteur du dol :

C’est manifestement Domino’s Pizza France, personne morale qui est l’auteur du dol, certains de ses salariés et notamment son directeur de développement n’en sont que les complices avertis dans la mesure où ils exercent leurs fonctions depuis plusieurs années.

Notons tout de même que l’obligation d’information préalable ne rend cependant pas le franchisé irresponsable.
La cour de Cassation précise, en effet, qu’il suffit que le franchiseur fournisse les éléments d’appréciation permettant au franchisé, « seul juge de l’opportunité de son investissement, de calculer ses risques » (Cass.com., 14 janv.2003, n° 01-11.010).
C’est pour cela qu’il y a lieu de distinguer entre les anciens et les nouveaux franchisés : les nouveaux étant trompés sur l’état du réseau.
Les manœuvres de Domino’s Pizza France ne permettent pas à un néophyte même éclairé et éduqué de trouver les bonnes données ; en revanche, pour les franchisés Domino’s Pizza France, hormis ceux en dépendance économique et à qui Domino’s Pizza France fait miroiter des économies d’échelle, il serait délicat de prétendre à la nullité du contrat de franchise pour dol ayant comme origine le délabrement du réseau.

La sanction c’est la nullité des contrats de franchise et la remise en l’état des parties.
Un grand nombre de nouveaux franchisés exsangues ne payent plus rien à Domino’s Pizza France (rien, ni matières premières, ni royalties, ni Naf) ils attendent un chèque de Domino’s Pizza France qui connaît la sanction en cas de contentieux judiciaire.



















CONCLUSION :

A ce stade de cette longue histoire il serait légitime de se demander pourquoi les salariés et les franchisés de Domino’s Pizza France ne se révoltent pas.
Les premiers défendent leur gagne pain, les seconds ont investi toutes leurs économies, ils n’ont plus de force financière, physique et intellectuelle.
Financière : leurs économies personnelles acquises centimes après centimes ou empruntées à leurs proches a fondu comme neige au soleil, ils ont vendu leurs biens et reste tributaire du bon vouloir de Domino’s Pizza France à livrer les matières premières pour faire tourner les magasins.
Physique : la gestion d’un ou plusieurs magasins Domino’s Pizza demande une attention constante et permanente, 7 jours sur 7 ; il est impensable de se reposer ne serait ce qu’un week-end en famille.
Intellectuelle : embrigadé par la bible Domino’s Pizza : les modules « Pizza College » avec leurs fondamentaux, la Maîtrise du Rush, le Fast, les OER, les HTC et CEP, les plans d’actions tout cela annihile tout libre arbitre.
L’appartenance choisie au groupe devient le propre piège des franchisés Domino’s Pizza.
Ces franchisés ont suivi toutes les étapes de l’embrigadement sectaire : la séduction, la culpabilisation, la déresponsabilisation et enfin la désaliénisation.
Le refus du franchisé de reconnaître l’erreur de son choix initial le poussera à sa ruine au profit exclusif de Domino’s Pizza France, c’est cela la famille Domino’s Pizza France.

Les dirigeants de Domino’s Pizza France vont être rattrapés par l’excès de capitalisme débridé et des rémunérations sans rapport avec leurs résultats, sauf à tricher sur les comptes ce qu’ils n’ont pas hésité à faire et feront s’ils veulent gagner du temps dans l’espoir très faible de retournement de profitabilité.


Faux Goodwill,
faux « bénéfices distribués » avec un plan de conversion en actions, salaires démesurés adossés à des stocks options qui ruinent les franchisés, course à la taille critique, comptes grossièrement manipulés, myopie des Commissaires aux Comptes et auditeurs, fuite en avant dans l’espoir d’éradiquer la concurrence et de devenir « Overnight » profitable; c’est un cuisant échec deux ans à peine après le débarquement des nouveaux actionnaires.
Suivant de toutes dernières informations, les franchisés Domino’s Pizza de Belgique, dont nous n’avons pas beaucoup parlé, et qui concentrent à eux seuls toutes les dérives du système, sont obligés de travailler au noir pour ne pas perdre trop d’argent.
Malgré le travail au noir, qui induit des dérives sur tous les autres postes, les franchisés Domino’s Pizza de Belgique ne paient plus le commissary, Domino’s Pizza France.
Les retards de paiement ne font qu’augmenter, et la dette est à ce jour énorme car personne n’a remplacé Christophe Vandeput, façade de l’orthodoxie Domino’s Pizza.
Existe-t-il une solution miracle pour contrer la malédiction Domino’s Pizza en France ?
Plus de vingt ans de présence en France et toujours pas la formule gagnante pour Domino’s Pizza, la France serait-elle à ce point hostile au modèle américain ?
Non, McDonald’s tire de la France l’un des plus importants profits au monde, ses cadres s’exportent dans d’autres pays du système McDonald’s, dans le monde entier.
Pourquoi McDonald’s France est si « successfull » quand Domino’s Pizza France est destructeur de valeur ?
Pourquoi chercher aujourd’hui à accroître le chiffre d’affaires des franchisés Domino’s Pizza alors que l’augmentation de leur chiffre d’affaires se fait au détriment de leur rentabilité ?

Les réponses sont entre les mains des auditeurs, des Commissaires aux Comptes et de l’ASX qui soyons en certains tamiseront cette fois toutes les créativités comptables des dirigeants Domino’s Pizza France, Hollande, Australie et Nouvelle Zélande.
Entretemps l’équipe dirigeante Domino’s Pizza France Belgique et Hollande mobilisera toutes les forces vives pour les souder contre les méchants agresseurs et façon secte, continuera à tourner autour du pot, sans véritable solution.

Une seule certitude, ce n’est pas demain la veille que Domino’s Pizza France paiera le moindre centime d’impôts sur les bénéfices.

Tous à vos calculettes.







Ps : N’oubliez pas de demander les comptes des franchisés suivants :
Fréjus ,Dunkerque ,Niort ,Castres, Carcassonne, Billère , Lens , Gap , Bezons ,
Lambersart, Bayonne ,Champigny ,Avignon ,Fleury les Aubrais, Béziers, Sartrouville , Lorient , Saint Jean de Braye, Olivet, Dijon Drapeau Dijon 1, Liévin,
Angers 1 et 2 avec Tours et le Mans.


Ps2 :N’oubliez pas de demandez à Michel Hentzen, Fabrice Dorie, Kamel Boulhadid, Antoine Falleur, Bernard Bataille, Ali Chbihi et à la retraite, Robert Fiastre comment le système Domino’s les a enrichi.
























Pièce Jointe :

Du franchisé de Toulouse, reçu semaine 22 par mail diffusé à l’ensemble du réseau Domino’s Pizza France et au Siège Domino’s Pizza France :


STOP THE WAR


Je pense qu’il est temps qu’on arrête de se flageller.
Tout le monde a rencontré des difficultés, et ce n’est pas en pratiquant la politique de la terre brûlée que l’on pourra s’en sortir.
Nous-même, à Toulouse nous avons subi des dommages.
Sans vouloir vous racontez notre vie (chez Dominos) je vais quand même vous en faire un rapide résumé :
Nous ouvrons à partir de mai 2003 :
3 magasins en 18 mois.
Le franchisé de l’époque, mon associé, se retrouve très vite en situation délicate:
240,000 euros de pertes, une dette chez Dominos, et le 3ieme magasin en refus de financement.
Ma première réaction fut de dire à Christophe Vandeput que je déposais le bilan.
Puis je me suis ressaisi, j’ai décidé de continuer en pensant que je redresserai facilement et en peu de temps la situation.
Quel présomptueux j’étais !
Il m’a fallu 2 ans pour y arriver ! et un gros carnet de chèque !
J’ai pris mes responsabilités.
À partir de ce moment j’ai compris que le job paraissait facile mais qu’il ne l’était pas du tout en réalité. J’ai également pris conscience de la qualité des franchisés qui exploitent les Dominos, ce sont de sacrés gestionnaires, bien couillu !! BRAVO À EUX.

Alors quant je vois les mails qui circulent en particulier « chocolat »,je l’avoue ça me fait ch… je ne peux m’empêcher de vous faire part de mon opinion :

C’est une évidence le modèle économique des 2 premières années n’est pas fiable à 100 %,il est difficile de ne pas perdre d’argent.La structure d’un Dominos coûte cher.Par la faute souvent d’un manque de notoriété, les magasins ont du mal à décoller.
Pourtant certains d’entre nous prouvent le contraire, mais généralement ils ne sont pas néophytes chez Dominos.
Il est urgent de résoudre ce problème récurant,pour éviter toutes ces crises internes qui nous poussent à chercher sans arrêt des boucs émissaires dans le groupe.
L’ennemi est à l’extérieur !
Alors revoyons sans tarder le modèle économique de l’ouverture !
Je n’ai pas de solution miracle mais je suis sûr qu’elle existe dans la tête de beaucoup d’entre nous. Dominos a réagit :
Il fallait un directeur des opé avec une équipe conséquente et non pas seulement des gardiens du temple qui viennent faire des OER et qui se sauvent ensuite comme si de rien n’était.
Pour cette raison, du moins je l’espère, Andrew Bradley vient de rejoindre DPF,il a l’expérience nécessaire pour savoir ce qu’il ne faut pas faire.
En regardant les chiffres qui lui arrivent toutes les semaines, tous les F/L au-dessus de 60% sont ses clients !... s’ils s’occupent sérieusement en priorité de ceux-là, beaucoup de problèmes à défaut d’être résolus seront du moins anticipés .

En ce qui concerne les franchisés qui sont actuellement en difficulté sachez qu’il existe une association.
En particulier je m’adresse à toi « chocolat », tu nous as prouvé que tu avais quelque chose entre les 2 oreilles, montre nous que tu as aussi quelque chose entre les 2 jambes,(je croyais que l’on se rencontrerait le 21 comme tu nous l’avais promis dans un de tes mails),montre toi peut être qu’une solution sera trouvée.
Restons unis, nous voulons finalement tous la même chose. La pérennité de nos affaires.

Gilles

Franchisé de Toulouse : Société SERT, 3 magasins à Toulouse.



Société SERT, bilan disponible : 2005.
http://societe.com/bilan/sert/445106610200512317.html


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Le 08/07/2008 12:30
Bonjour,

Je suis actuellement franchisé MIKIT depuis un peu plus de 2 ans.
Je suis en très grande difficulté et souhaiterais quitter le réseau MIKIT.

Bien entendu, après avoir fait mes premières ventes, avoir eu mes premières annulations (de ma faute évidemment), réalisé avec beaucoup de retard mes premiers chantiers, mes économies se sont volatilisé.

A ma grande surprise, au lieu de m'aider, Mikit ne pense qu'à m'enfoncer. J'ai refusé de payer les redevances sur les assurances (la DO... et le coût du garant) sur lesquelles il n'est pas possible de prendre de marge, sinon application de la TVA. La vente à perte étant interdite en France, il me paraît logique qu'aucune redevance ne peut s'appliquer sur ces montants...

J'ai donc commencé à éxiger des factures de redevance détaillées faisant apparaître un mode de calcul clair. Jamais reçu.

Je leur ai donc envoyé mes propres calculs accompagnés des chèques correspondant aux montants que j'avais trouvé. Mikit prétend ne jamais avoir reçu ce courrier, alors qu'il encaissait les chèques : mauvaise foi évidente.

Evidemment, Mikit France a déclenché une "alerte financière" auprès du courtier d'assurances Kohler Assurances qui, de ce fait, refuse d'être garant sur les nouveaux dossiers, ce qui me condamne à ne plus ouvrir le moindre chantier.

J'ai cherché sans succès un autre garant et un autre assureur pour la DO et la garantie de remboursement.

J'ai écrit à MIKIT France que leur alerte financière n'était pas fondée puisqu'à l'époque, j'étais en bonne santé financière et que le désaccord que nous avions sur le paiement de redevances sur les assurances n'avait aucun rapport avec ma trésorerie. Je leur demandais d'arrêter ce chantage. En réponse, Mikit France m'a précisé que le contrat de Franchise me permet de prendre tout assureur à ma convenance, passant sous silence le garant dont le coût est masqué (est ce bien légal ?) dans le coût de l'assurance DO (et donc payé par le client)...

Bien entendu, Mikit France continue chaque mois à me menacer et j'ai arrêté de payer les redevances, je leur ai même facturé chaque mois le coût de recherche d'une autre solution de garant et d'assurance pour 2300€ HT/mois.

A présent, Mikit France et sa nouvelle Direction me menacent purement et simplement de "résiliation de plein droit dans le cas où le franchisé aurait des factures non réglées depuis plus d'un mois"... "dans ce cas, le franchiseur aura le droit, s'agissant d'un contrat à durée déterminée, de réclamer au franchisé une somme représentant le produit d'un montant des redevances annuelles sur le nombre d'années du contrat restant à courir"...

Je suis bien entendu ravi d'avoir découvert cette association et espère bien pouvoir contribuer à renforcer son efficacité et à pouvoir bénéficier de vos expériences variées.

Cordialement



tpm
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Inscrit : 08/07/2008
Messages : 1
Le 08/07/2008 12:32
Bonjour,

Je suis actuellement franchisé MIKIT depuis un peu plus de 2 ans.
Je suis en très grande difficulté et souhaiterais quitter le réseau MIKIT.

Bien entendu, après avoir fait mes premières ventes, avoir eu mes premières annulations (de ma faute évidemment), réalisé avec beaucoup de retard mes premiers chantiers, mes économies se sont volatilisé.

A ma grande surprise, au lieu de m'aider, Mikit ne pense qu'à m'enfoncer. J'ai refusé de payer les redevances sur les assurances (la DO... et le coût du garant) sur lesquelles il n'est pas possible de prendre de marge, sinon application de la TVA. La vente à perte étant interdite en France, il me paraît logique qu'aucune redevance ne peut s'appliquer sur ces montants...

J'ai donc commencé à éxiger des factures de redevance détaillées faisant apparaître un mode de calcul clair. Jamais reçu.

Je leur ai donc envoyé mes propres calculs accompagnés des chèques correspondant aux montants que j'avais trouvé. Mikit prétend ne jamais avoir reçu ce courrier, alors qu'il encaissait les chèques : mauvaise foi évidente.

Evidemment, Mikit France a déclenché une "alerte financière" auprès du courtier d'assurances Kohler Assurances qui, de ce fait, refuse d'être garant sur les nouveaux dossiers, ce qui me condamne à ne plus ouvrir le moindre chantier.

J'ai cherché sans succès un autre garant et un autre assureur pour la DO et la garantie de remboursement.

J'ai écrit à MIKIT France que leur alerte financière n'était pas fondée puisqu'à l'époque, j'étais en bonne santé financière et que le désaccord que nous avions sur le paiement de redevances sur les assurances n'avait aucun rapport avec ma trésorerie. Je leur demandais d'arrêter ce chantage. En réponse, Mikit France m'a précisé que le contrat de Franchise me permet de prendre tout assureur à ma convenance, passant sous silence le garant dont le coût est masqué (est ce bien légal ?) dans le coût de l'assurance DO (et donc payé par le client)...

Bien entendu, Mikit France continue chaque mois à me menacer et j'ai arrêté de payer les redevances, je leur ai même facturé chaque mois le coût de recherche d'une autre solution de garant et d'assurance pour 2300€ HT/mois.

A présent, Mikit France et sa nouvelle Direction me menacent purement et simplement de "résiliation de plein droit dans le cas où le franchisé aurait des factures non réglées depuis plus d'un mois"... "dans ce cas, le franchiseur aura le droit, s'agissant d'un contrat à durée déterminée, de réclamer au franchisé une somme représentant le produit d'un montant des redevances annuelles sur le nombre d'années du contrat restant à courir"...

Je suis bien entendu ravi d'avoir découvert cette association et espère bien pouvoir contribuer à renforcer son efficacité et à pouvoir bénéficier de vos expériences variées.

Cordialement


natura
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Inscrit : 16/07/2008
Messages : 1
Le 16/07/2008 23:14
Bonjour tpm, nous avons été exactement dans le même cas de figure mais nous nous en sommes sortis.
Vous pouvez nous contacter par mail si vous le souhaitez pour en parler.
Notre mail est lionel.lechevallier@laposte.net
Cordialement.


gandolfino
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Inscrit : 06/08/2008
Messages : 1
Le 06/08/2008 20:02
Bonjour,

Je tente de rassembler les informations relatives aux aspects dangereux de la franchise, afin de sensibiliser les futurs franchisés à l'importance de leur étude préalable.
A cette fin, j'ai créé un site : http://le-guide-des-franchises.net
je souhaiterais notamment rentrer en contact avec les responsables du site : http://mikitfranchise.unblog.fr/
Si l'un de vous lit ce message, n'hésitez pas à me contacter, vous trouverez mes coordonnées sur mon site.

Bien à vous, Gandolfino


quoifaire
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Inscrit : 16/07/2008
Messages : 1
Le 19/08/2008 00:46