Un hôpital psychiatrique a détruit ma santé mentale.

Sujet vu 2202 fois - 2 réponse(s) - 1 page(s) - Créé le 09/10/11 à 16:53
> Droit de la santé > Etablissement de santé publics & privés


lianavan, Gironde, Posté le 09/10/2011 à 16:53
178 message(s), Inscription le 23/01/2011
Bonjour,

Cela fait au moins deux ans que cette question me travaille.

J'ai atterri en hôpital psychiatrique suite à un mauvais concours de circonstances. Problème familial > j'ai été voir une assistante sociale et j'en ai rajouté, je me suis fait pleurer, celle ci a refusée de m'aider à moins que j'accepte d'aller en hôpital psychiatrique, j'ai été obligé d'accepter, j'y suis allé et j'en ai encore rajouté. Là s'arrêtent mes erreurs.

Le psychiatre en charge de l’hôpital psychiatrique, sans me laisser une seconde chance de m'expliquer, a déduit directement que j'avais fait un délire de persécution, sans même se dire qu'il était possible que j'en rajoute volontairement. Très désagréable avec tout le monde y compris mes parents, il m'a menacé d'allonger mon séjour si je n'admettais pas que j'avais fait un délire complet, c'est à dire que j'avais tout inventé (ce qui était faux).

Je me suis alors plié complètement aux règles, de peur que mon séjour d'un mois (!) ne soit triplé. Au bout de 15 jours, j'étais déjà détruit, je n'arrivais presque plus à marcher, manger, parler, je voyais flou. Les piqûres et médicaments contre-indiqués que l'on m'a forcé à prendre étaient à des doses très fortes et étaient destinés à des psychotiques, ce que je ne suis pas - cela, n'importe quel psychiatre digne de ce nom pourra s'en rendre compte.

On m'a forcé durant 7 mois à prendre ce cocktail dangereux pour la santé, avant qu'un autre psychiatre ne m'en sauve, réalisant enfin que je ne suis pas et n'ai jamais été psychotique (il faut dire à sa décharge que les médicaments me détruisaient). Durant ce laps de temps j'ai grossi.

Après "un mieux" d'environ un mois, j'ai chuté dans des ténèbres mentales, je ne vois pas d'autres mots. Je me bat chaque jour pour retrouver ma personnalité perdue, il m'arrive d'avoir horriblement mal au vendre pendant 7 jours et nuits juste pour avoir été contrarié par quelque chose. Je ne peux évidement plus travailler, alors que j'avais travaillé dur pour réussir professionnellement. Je peux commencer à dire quelque chose et oublier la seconde moitié de ma phrase dans le même temps.

J'ai été agressé, je le ressens comme ça, et j'ai du mal à vivre en sachant que ce psychiatre exerce toujours avec aussi peu de respect pour le genre humain. Il faut savoir que ce genre de malentendu peut arriver à n'importe qui, et que même si l'on sait s'expliquer, cela ne sert à rien si l'on est ni écouté, ni cru.

Quel moyens ai-je à ma disposition pour faire quelque chose, je ne sais quoi - la balance de la justice n'est elle pas en déséquilibre ?

Merci.

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pat76, Paris, Posté le 09/10/2011 à 17:10
8727 message(s), Inscription le 28/06/2011
Bonjour

La lutte du pot de terre contre le pot de fer.

Commencez par voir votre médecin traitant qui doit au moins être informé de votre situation.

Il verra si les médicaments que le premier psy vous avit obligé à prendre étaient contre-indiqués et pourra éventuellement établir un rapport en ce sens.

Si vous estimez devoir entamer une procédure devant un Tribunal pour obtenir un dédommagement, cela ne sera pas directement contre le psy, mais contre son employeur qui est responsable des agissements de ses salariés.

Il vous faudra prendre contact avec un avocat spécialiste de genre d'affaire.

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Il y a deux choses auxquelles il faut se faire sous peine de trouver la vie insupportable: ce sont les injures du temps et les injustices des hommes.
Chamfort

mimi493, Seine-Saint-Denis, Posté le 10/10/2011 à 01:08
15728 message(s), Inscription le 16/08/2010
La première démarche est un avocat spé en droit de la santé.
Attaquer un médecin ça exige de la pratique, attaquer un médecin de l'hopital public, ça demande à être un artiste.

Par contre, on ne peut se prévaloir de sa propre turpitude : ce que vous racontez vient de vos mensonges.


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