Faire appel après une décision de garde alternée

Sujet vu 9198 fois - 14 réponse(s) - 1 page(s) - Créé le 18/02/09 à 09:25
> Droit Civil & familial

ARIDOM, Posté le 18/02/2009 à 09:25
8 message(s), Inscription le 25/09/2008
Bonjour
Depuis le mois de décembre 2008 j'attendais la décision du juge et elle vient de tomber

J'ai un fils de 14 ans, jusqu'à présent et depuis 2 ans ,le père avait un grand droit de visite ( du mardi soir au jeudi soir puis du vendredi soir au lundi matin, une semaine sur 2)
Le père de mon fils a fait une requête en Août 2008 pour mettre tout en cause: il demande la garde alternée "totale" et bien sûr ne plus payer la moindre pension
Il a même eu le culot de dire que c'était mon fils qui le souhaitait alors que c'est faux.Mon ex a prétexté qu'il pensait que c'était à 13 ans qu'un enfant pouvait donner son avis
Ce qui a été fait , mon fils a vu le juge
J'ai choisi cette fois- ci de me faire aider par un avocat et après avoir reçu le premier courrier de l'avocate de mon ex j'ai trouvé des énormités au niveau des frais ( tout était faux)
Mon avocat a demandé des justificatifs de certains frais et la réponse est arrivé l'avant veille du RV chez le juge
Mon avocat n'a pas souhaité me voir pour que l'on discute sérieusement et m'a dit qu'on en parlerai 1/2 heure avant l'audition Cela n'a pas été possible et donc tous les mensonges n'ont pas été abordés le jour de l'audience J'étais tellement en colère que je voulais écrire au juge le lendemain pour lui dire ces oublis importants , mon avocat m'a dit que cela ne servirait à rien
Mon avocat très sûr de lui m'a affirmé que le juge prendrait en compte le dernier jugement et il pensait qu'en cas de garde alternée j'aurais pu avoir 150€
La décision du juge est la suivante: garde alternée provisoire du vendredi au vendredi et une pension de 50€, expertise psychologique et RV fin juin
J'aimerais savoir : Comment se passe une expertise psychologique?
Pourquoi le juge demande cela alors qu'il a vu mon fils?
Je voulais faire appel de cette décision mais mon avocat m'a dit que c'était mieux de faire appel après la nouvelle décision de fin juin
Je bouillonnne actuellement car mon ex jubile d'avoir "gagné"
Nous ne nous entendons pas du tout comment allons nous faire pour partager les frais de notre fils (j'ai payé des frais pour toute l'année scolaire et il reste 4 mois)
Pouvez-vous m'aider s'il vous plait car je n'ai plus confiance et je souhaiterais de nouveau écrire au juge Merci d'avance

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Paula, Alpes-Maritimes, Posté le 18/02/2009 à 10:15
663 message(s), Inscription le 13/02/2009
Bonjour,

Il est inutile de faire appel d'une décision demandant une expertise psychologique et votre Avocat a raison, il vaut mieux attendre la décision.

Le Juge a demandé cette expertise car il n'a pas pu se déterminer et il va attendre le rapport du psy pour être plus éclairé. Il statuera sur les conclusions du Médecin Expert.
L'Expert va s'entretenir avec votre enfant principalement et peut être aussi sa famille (bien que ce ne soit pas une enquête sociale). Il faut voir, sur le jugement, quelle est la mission exacte de l'Expert. Ca doit être noté normalement.
Jusqu'au dépôt du rapport de l'Expert, c'est le jugement qui s'applique.

Quant aux frais engagés pour l'enfant vous ne pouvez que voir avec le père.
Cordialement

__________________________
Paula

ARIDOM, Posté le 26/02/2009 à 11:49
8 message(s), Inscription le 25/09/2008
Bonjour
Merci Paula avec beaucoup de retard
J'attendais d'avoir plus de précision et mon avocat n'était pas pressé pour me faire parvenir " l'extrait des minutes"

Le juge note que mon fils trouve lourd le système de résidence et de droit de visite et d'hébergement.Une résidence alternée permettrait pour l'enfant d'avoir un suivi chez le même parent au moins une semaine entière"

Je trouve dommage que le jour de l'audience personne n'a mis en cause le jeudi où mon fils revient chez moi , et que c'est peut-être ce va et vient qui "perturbe" mon fils .On aurait pu modifier ce soir à la place du mardi soir

Je n'ai apparemment pas le choix en juin 2009 soit la mesure de garde alternée sera poursuivi soit le juge statuera à quel domicile ira mon fils

Le juge demande une expertise psychologique de l'enfant
Ce qui me fait très peur et après avoir demandé à la psy comment le RV se passe, c'est que c'est un entretien approfondi avec chacun des parents et donc les 3 ensemble .
Je suis prête à craquer et à dire que pour le bien être de mon fils et comme je sais que le père n'acceptera pas qu'il reste chez moi je dirais que je préfère laisser tout tomber et que mon fils reste tout le temps chez son père
Que pensez- vous de cela, es-ce que je ne vais pas me faire mal voir?
Le père va bien sûr m'enfoncer en disant que je ne fais rien pour qu'on s'entende pour refuser la garde alternée
Merci de me répondre et me donner des conseils pour le RV chez la psy

Paula, Alpes-Maritimes, Posté le 26/02/2009 à 11:53
663 message(s), Inscription le 13/02/2009
Bonjour,

Je ne pense pas, pour l'enfant et pour vous aussi, qu'il faille refuser la garde alternée et la confier uniquement au père.

Etant donné que l'enfant a 14 ans, il peut s'exprimer clairement et donner son avis. Si la garde alternée lui convient, ce serait bien de l'accepter.

Cordialement

__________________________
Paula

platon2244, Loire-Atlantique, Posté le 12/05/2009 à 18:18
2 message(s), Inscription le 12/05/2009
bonjour,
votre fils a 14 ans et il sait parfaitement ce qu'il désire.La garde alternée a été prononcée et c'est parfait !On sent bien une colère vis à vis de votre ex mari, vous n'avez toujours pas fait le deuil apparemment de cette relation.Vous aurez plus de temps pour vous à présent, profitez en bien!
on vous sent un peu intéressée par l'argent comme si votre marie était redevable ..mettez votre orgueil de coté et pensez exclusivement au bonheur de votre fils.En tout cas bravo à votre mari ! je vais faire exactement pareil que lui !
tout va bien se passer et en plus vous aurez 50 euros par mois , le juge était sympa !
Nicolas

Marion2, Posté le 12/05/2009 à 18:42
5726 message(s), Inscription le 14/05/2008
Modérateur
Inutile de faire un doublon Nicolas, je supprime.

__________________________
La justice est ce qui est établi et ainsi toutes nos lois établies seront nécessairement tenues pour justes sans être examinées, puisqu'elles sont établies...
B. PASCAL

ARIDOM, Posté le 12/05/2009 à 22:06
8 message(s), Inscription le 25/09/2008
bonsoir
Je réponds à Nicolas
Désolée de vous décevoir mais je pense que la garde alternée provisoire sera annulée bientôt
Nous avons vu la psy et suite à la demande de mon fils , elle va conseiller un large droit de visite pour le père, peut-être tous les mercredis et un WE sur deux
Nous attendons son bilan écrit et RV fin juin au tribunal
Je tiens à signaler que c'est moi qui suis partie et sans aucun regret, par contre je connais mon ex et sa mentalité de profiteur (il a présenté des documents falsifiés au juge et si mon avocat ne souhaite pas en parler ,c'est moi qui vais le faire)
Si votre situation ressemble à la mienne,ne vous réjouissez donc pas trop vite. A +

Marion2, Posté le 12/05/2009 à 22:15
5726 message(s), Inscription le 14/05/2008
Modérateur
Bon courage à vous ARIDOM

__________________________
La justice est ce qui est établi et ainsi toutes nos lois établies seront nécessairement tenues pour justes sans être examinées, puisqu'elles sont établies...
B. PASCAL

ARIDOM, Posté le 12/05/2009 à 22:31
8 message(s), Inscription le 25/09/2008
bonsoir et merci Laure, cela me fait du bien
Après 4 ans de stress, j'espère que c'est le dernier RV .
Je viendrais dire le résultat définitif, cela pourra rendre service à d'autres personnes.

Marion2, Posté le 12/05/2009 à 22:37
5726 message(s), Inscription le 14/05/2008
Modérateur
Et surtout ARIDOM, ne tenez pas compte de certains propos, que personnellement, je trouve complètement déplacés.

Bon courage, mais à priori, vous n'en manquez pas.

__________________________
La justice est ce qui est établi et ainsi toutes nos lois établies seront nécessairement tenues pour justes sans être examinées, puisqu'elles sont établies...
B. PASCAL

anne40, Tarn, Posté le 15/06/2009 à 15:45
3 message(s), Inscription le 15/06/2009
bonjour aridom.j'ai vecu ce que vous etes en train de vivre et mon fils qui a aujourd'hui 16 ans et demi est oblige de continué la GARDE ALTERNE,car je juge a refusé de l'écouter.il a été entendu par la juge des enfants qui avait suspendu cette GA car mon fils ne la supportait pas et la le jaf l'a remise en place et en plus m'a condamné a verser des dommage et intérêt au pére car j'ai voulu que mon fils soit ecouté.la justice n'aide pas les enfants au contraire.j'espère que ca ira pour vous ,moi je suis léssivée tant moralement que financièrement.le père ne paye pas de pension et j'ai payé tous les frais scolaire de mon fils(ecole a 1500euros l'année)malgres tout c'est a moi que lèon fait payer des dommages et interets!
bon courrage j'espère que ca va aller.

Coco, Vienne, Posté le 16/03/2010 à 08:31
1 message(s), Inscription le 16/03/2010
Bonjour,
votre ex désire voir son fils très souvent depuis le début, vous ne pouvez pas lui reprocher cela, il a le droitcomme vous de voir son fils, et vous renchérissez en criant "comme ca il ne paiera plus la pension"...donc en écrivant cela on peut voir que la situation de votre vient après le fait que vous voulez l'argent.
Votre ex mari même s'il veut avoir son fils la moitié du temps et en plus ne pas vouloir vous donner une pension, c'est complètement légitime, pourquoi devrait il vous rémunérer lorsqu il est possible non seulement de voir son fils mais de récupérer son indépendance financière ! c'est quand même un monde de "LOUER" ses propres enfants.
Je trouve la décision du juge, moderne et tout à fait adapté.
Faite votre vie madame, régler vos problème vous même, votre ex mari ne vient pas pleurer chez vous pour vous demander de l argent, aillez un peu de fierté et gérez votre vie avec votre propre travail et non celui des autres.
En plus une expertise sera faite pour évaluer l état de votre fils après cette période de démarrage ! c est absolument parfait. Pensez à votre fils et à sa liberté avant de penser à votre porte monnaie, puisque c est cela qui vous met hors de vous.

lili0907, Pas-de-Calais, Posté le 21/01/2013 à 14:17
1 message(s), Inscription le 21/01/2013
Un enfant qui a vécu une garde alterné ?
Comment ma fille va le vivre ?
SI EL NE VEU PAS je suis dans l obligation de la laisser qq mm?
Je ne pourrai pas être là derrière elle comme je l'aurai souhaiter?
A 5ans moi j était dans les jupon de ma maman et vous?
C dure a accepter pour moi comme pour eLE !
el a tjr etait ma moitier

une maman a mi_temps alors que depuis sa naissance nous sommes 2...

pendant une période papa c réveiller et il aurai le droit a bcp trop a mon gout maintenant et il faud accepter c légal.........

myriam2016, Bas-Rhin, Posté le 12/06/2016 à 10:02
2 message(s), Inscription le 12/06/2016
Bonjour,


Il est difficile d'accepter de lire des généralisations aussi outrancières sur les femmes qui demandent ou obtiennent la garde de leurs enfants.

Il serait plus raisonnable d'accuser une personne en particulier ; ce n'est pas son sexe qui définit sa dangerosité ni son angélisme, et je connais des hommes qui font des attestations mensongères pour ne pas avoir à payer de pension.

Je vais simplement raconter mon histoire.

J'ai 2 garçons de 2 pères différents, à 13 ans d'intervalle.

Pour le premier, le père n'a pas demandé la garde, et pendant 15 ans annulait régulièrement des week-ends avec son fils pour pouvoir faire la fête avec ses copains : c'est la raison qu'il donnait. Je l’informais quand mon fils avait des compétitions sportives, ou fête de l’école, etc. Son père n’est venu que 2 fois en 15 ans. Mais je ne faisais pas d'histoires.
On s'entendait correctement et on cherchait toujours à s'arranger.
Nous faisions chacun la moitié des trajets, même si selon le jugement c'était à lui de les prendre en charge.


Quand j'ai emménagé avec mon ex, père de mon 2è enfant, j'ai continué à partager les trajets avec le père de mon fils ainé. Quand j'ai été enceinte (les derniers mois j'étais alitée), mon ex me proposait de faire les trajets pour emmener mon fils ainé chez son père, et jusqu’à ce que le bébé ne soit plus allaité.


Quand j'ai décidé de quitter mon ex, père de mon 2è enfant, il s'est mis à insister pour faire tous les trajets à ma place pour, disait-il, que je reste avec mon bébé.

En fait, il profitait de ces moments pour manipuler le père de mon fils ainé, a obtenu qu'il témoigne contre moi (contre rémunération éventuelle, et qui en a profité pour régler ses comptes avec moi alors qu’il ne m’avait jamais reproché quoi que ce soit auparavant), en disant entre autres que je ne m'intéressais pas à mon fils ainé, ne m’étais jamais occupée de lui, et refusais de perdre du temps avec lui et faire les trajets.
Mon ex passait voir mes amis en même temps pour leur montrer que je me déchargeais de mes responsabilités sur lui. Un parfait pervers.

Ces "amis" ont témoigné contre moi....

Mon ex a d’abord demandé la résidence exclusive, arguant que j’étais dangereuse pour mon petit, hystérique etc…. puis, faute de pièces, a demandé la garde alternée et moi la garde classique.


Il n'a cessé de me tendre des pièges de toutes natures : c'est un pervers narcissique comme je n'en ai jamais rencontrés, et je l'ai quitté quand j'ai enfin ouvert les yeux et fait le lien entre tous ses comportements et ses composantes, grâce à une thérapie de 2 ans.

Comme par hasard, son avocate s'est "trompée" de juridiction pour le dépôt de la requête ....ce qui leur a fait "gagner" 1 mois et 1/2 de procédure. Il fallait pour lui que cela dure longtemps.

Pendant ce temps, mon ex a tout fait pour qu'une convention privée soit signée dans l'attente du jugement, me harcelant tous les jours (jusqu'à m'empêcher de dormir en venant dormir dans mon lit, de temps en temps, de manière aléatoire, alors que nous étions séparés mais je ne pouvais pas déménager, faute de moyens ; en faisant un chantage me promettant de l'argent, qu'il a essayé de retourner contre moi, naturellement).

J'ai dû me plier à la signature de cette convention, conseillée par mon avocate d'alors (que j'ai congédiée ensuite) : selon elle, si je refusais de signer le JAF me le reprocherait....


Selon cette convention j'avais la garde de mon petit âgé de 2 ans mais il devait dormir chez son père 2 fois par semaine, ce que je trouvais trop fréquent car cela le conduisait à quitter le domicile tous les 2 jours.
Cependant mon fils était avec moi tous les jours, et je pensais que l'essentiel de ses repères et habitudes était sauvegardé et respecté.



Cette année, le jugement est tombé : mon ex a obtenu la garde alternée alors qu'il n'est pas disponible (semaine entière de travail, 8h-18h30) tandis que depuis la naissance de l'enfant, et même des années avant, j'ai 15h de cours, je suis à la maison 1/2 journée par jour et le mercredi entier, donc avec lui. Le père de son côté a aménagé un nouvel emploi du temps plus ouvert, qu’il ne tiendra que le temps de la procédure. Ensuite, il reprendra ses horaires habituels, incontournables vu son poste à responsabilité dans une grande entreprise.

En fait, le JAF n'a pas du tout suivi l'argumentaire de mon ex, ni ses accusations.
Il n'a simplement pas étudié le dossier, par manque de temps probablement - merci à l'Etat pour le manque de moyens : ce sont les enfants qui trinquent. Le jugement ne fait mention d'aucun argument contre moi ni contre mon ex : ni disponibilité, ni âge de l'enfant. En revanche il fait état des relations récemment très conflictuelles entre les parents (je n’en suis pas particulièrement responsable) tout en déclarant que NOUS DEVONS NOUS ENTENDRE pour le bien de notre fils....


Comment un jugement peut-il obliger des adultes à s'entendre si l'un des deux ne cesse de tendre des pièges à l'autre, et refuser toute souplesse, tout arrangement en tenant de montrer que c'est moi qui alimente le conflit ?
Comment peut-on s'entendre avec un pervers manipulateur ?

Ceci n'est pas le plus grave, mais cela obère grandement l'exercice de la coparentalité absolument indispensable en résidence alternée.

Le plus grave, c'est l'état psychologique et longtemps physique de mon enfant :
eczéma très étendu pendant des mois, insomnies, crises de violence, stress permanent, angoisses, questions et discours ininterrompu de mon fils du matin au soir pour garder le lien avec moi, crises et agrippement lors de séparations avec moi...


Son père dit que chez lui tout va super bien, et que je suis seule responsable de la souffrance de mon fils... Mère angoissée, irresponsable, immature, peu fiable, hystérique, etc selon lui je transfère tout mon stress à mon enfant... afin de rendre la RA responsable.
Arguments très classiques chez les pères désireux que l'alternance soit conservée : prétendre que la mère fait tout pour que cela ne marche pas, et qu'un JAF ne doit pas s'y laisser prendre.

En fait l'enfant est en tension extrême chez lui, se contrôle, joue le gentil garçon toujours content comme son papa le lui demande (même si cela se passe de manière inconsciente) et se relâche je pense chez moi car avec moi il se sent autorisé à s'exprimer et à lâcher prise, parce que je lui explique qu’il a le droit de dire ce qu’il ressent, le droit d’être triste, et que cela libère de le dire. Quand il revient chez moi il est prostré et renfermé pendant un long moment. Et comme je lui parle et le rassure sur ma présence et mon amour il finit par sortir de sa coquille pour ne plus me lâcher ensuite, pendant toute la semaine. Du matin au soir il me réclame chaque minute.


J'ai un ami qui a 1 enfant en alternée depuis le même âge que le mien. Lui et la mère étaient d'accord et voulaient la garde alternée.
Donc pas de conflit entre eux sur le mode de garde, ni sur le reste.

Pourtant j'ai pu voir moi-même que l'enfant hurlait la nuit comme le mien, était souvent "à l'ouest", parlait toute la journée et ressassait les mêmes choses comme mon enfant, avait des angoisses dingues et inexpliquées, faisait de violentes crises de colère et de remise en cause de l'autorité de son père...


Voilà ce que donne l'alternance chez les tout-petits, quelle que soit l'entente entre les parents.


Les JAF ne sont pas à la botte des mères, bien au contraire dirais-je. Elles sont souvent tenues responsables de tous les maux des enfants, sans aucune preuve. Je connais hélas d'autres mères qui n'ont pas la garde de leur enfant alors que ce sont des femmes et des mères "normales" à qui l'on n'a rien de particulier à reprocher. Les JAF, s'ils sont idéologiquement POUR la résidence alternée, l'appliquent en dépit des arguments et des contextes, et même sans considération de l'âge de l'enfant puisque ce n’est pas prévu par la loi.

C'est très grave de traiter un petit enfant comme un objet qu’on déplace pour faire plaisir aux parents.

La Justice est devenue une loterie. Une amie a la garde de sa fille qui avait alors 2 ans, moi non. Pourtant le JAF ne me reproche rien. En attendant, c'est mon fils qui souffre et tout le monde s'en fout.
Les pédopsy ne veulent pas témoigner, même s'ils voient chez l'enfant, comme celle que mon fils a vue : "un choc important", "une profonde tristesse". La plupart des médecins qui ont témoigné ont fait l’objet de plaintes par les pères pour s‘être immiscés dans la vie privée.
Or pourquoi recourir à la plainte pour qu’il ne soit pas dit qu’un enfant est en souffrance ? Si effectivement les enfants ne souffraient pas, comme le prétendent les partisans de la RA, rien à craindre des médecins et des psy, ne trouvez-vous pas ?


Les mères et les pères ne sont pas interchangeables. La question du genre est importante : il y a un lien particulier entre mère et enfant (physiologique jusqu'à 3 ans, et psychologique pendant de longues années).

Il est avéré par les statistiques que la plupart des pères sont souvent absents du domicile (au travail) jusqu'à la séparation.
Pourquoi sont-ils si peu nombreux à prendre des journées pour leur enfant, à rentrer tôt du travail ?
Pourquoi sont-ils si nombreux (85% ?) à s'appuyer sur leur femme pour s'occuper des enfants (école, devoirs, médecin, linge, repas, etc), et subitement s'inventent une nouvelle conduite, sont tout à coup très disponibles, ou bien remplacent la mère par leur nouvelle compagne, et hop, on continue comme avant : on rentre tard du travail, c'est la compagne qui s'occupe de l'enfant au lieu de sa mère. SUPER la JUSTICE !!

Alors des gens malhonnêtes et inhumains, il y en a au masculin et au féminin. Et ce sont malheureusement aussi parfois des JAF.

Dans le monde entier les petits enfants sont auprès de leur mère. Est-ce un hasard ?
Dans notre pays prétendument civilisé, on n'est même plus humain. On intellectualise tout, et les enfants sont devenus des objets qui doivent faire plaisir à la société.
Aucune étude ne permet de dire que les relations avec le père sont meilleures en RA. C'est l'entente entre les parents et leur attitude qui permet de valoriser l'un et l'autre parent.
Il est trop facile de dire que c'est la mère qui est responsable, sans aucun élément pour le prouver.
Une enquête psychologique est difficile pour un enfant de 3 ans, comment être sûr de ses interprétations et de ce que l'on voit ? Mon fils sait cacher et contrôler ce qu'il dit, même à 3 ans. En plus il peut être manipulé, non pas ouvertement, mais de manière inconsciente, par la situation même, afin de plaire à ses parents et continuer à être aimé, puisque c'est sa priorité.
Et il finit par ravaler sa peur, l'intérioriser et refuser d'en reparler, la nier même, pour le plus grand bonheur de l'autre parent qui est responsable de comportements déséquilibrés et névrotiques qui ne quitteront pas l'enfant de toute sa vie.

myriam2016, Bas-Rhin, Posté le 12/06/2016 à 10:13
2 message(s), Inscription le 12/06/2016
Bonjour,


Il est difficile d'accepter de lire des généralisations aussi outrancières sur les femmes qui demandent ou obtiennent la garde de leurs enfants.

Il serait plus raisonnable d'accuser une personne en particulier ; ce n'est pas son sexe qui définit sa dangerosité ni son angélisme, et je connais des hommes qui font des attestations mensongères pour ne pas avoir à payer de pension.

Je vais simplement raconter mon histoire.

J'ai 2 garçons de 2 pères différents, à 13 ans d'intervalle.

Pour le premier, le père n'a pas demandé la garde, et pendant 15 ans annulait régulièrement des week-ends avec son fils pour pouvoir faire la fête avec ses copains : c'est la raison qu'il donnait. Je l’informais quand mon fils avait des compétitions sportives, ou fête de l’école, etc. Son père n’est venu que 2 fois en 15 ans. Mais je ne faisais pas d'histoires.
On s'entendait correctement et on cherchait toujours à s'arranger.
Nous faisions chacun la moitié des trajets, même si selon le jugement c'était à lui de les prendre en charge.


Quand j'ai emménagé avec mon ex, père de mon 2è enfant, j'ai continué à partager les trajets avec le père de mon fils ainé. Quand j'ai été enceinte (les derniers mois j'étais alitée), mon ex me proposait de faire les trajets pour emmener mon fils ainé chez son père, et jusqu’à ce que le bébé ne soit plus allaité.


Quand j'ai décidé de quitter mon ex, père de mon 2è enfant, il s'est mis à insister pour faire tous les trajets à ma place pour, disait-il, que je reste avec mon bébé.

En fait, il profitait de ces moments pour manipuler le père de mon fils ainé, a obtenu qu'il témoigne contre moi (contre rémunération éventuelle, et qui en a profité pour régler ses comptes avec moi alors qu’il ne m’avait jamais reproché quoi que ce soit auparavant), en disant entre autres que je ne m'intéressais pas à mon fils ainé, ne m’étais jamais occupée de lui, et refusais de perdre du temps avec lui et faire les trajets.
Mon ex passait voir mes amis en même temps pour leur montrer que je me déchargeais de mes responsabilités sur lui. Un parfait pervers.

Ces "amis" ont témoigné contre moi....

Mon ex a d’abord demandé la résidence exclusive, arguant que j’étais dangereuse pour mon petit, hystérique etc…. puis, faute de pièces, a demandé la garde alternée et moi la garde classique.


Il n'a cessé de me tendre des pièges de toutes natures : c'est un pervers narcissique comme je n'en ai jamais rencontrés, et je l'ai quitté quand j'ai enfin ouvert les yeux et fait le lien entre tous ses comportements et ses composantes, grâce à une thérapie de 2 ans.

Comme par hasard, son avocate s'est "trompée" de juridiction pour le dépôt de la requête ....ce qui leur a fait "gagner" 1 mois et 1/2 de procédure. Il fallait pour lui que cela dure longtemps.

Pendant ce temps, mon ex a tout fait pour qu'une convention privée soit signée dans l'attente du jugement, me harcelant tous les jours (jusqu'à m'empêcher de dormir en venant dormir dans mon lit, de temps en temps, de manière aléatoire, alors que nous étions séparés mais je ne pouvais pas déménager, faute de moyens ; en faisant un chantage me promettant de l'argent, qu'il a essayé de retourner contre moi, naturellement).

J'ai dû me plier à la signature de cette convention, conseillée par mon avocate d'alors (que j'ai congédiée ensuite) : selon elle, si je refusais de signer le JAF me le reprocherait....


Selon cette convention j'avais la garde de mon petit âgé de 2 ans mais il devait dormir chez son père 2 fois par semaine, ce que je trouvais trop fréquent car cela le conduisait à quitter le domicile tous les 2 jours.
Cependant mon fils était avec moi tous les jours, et je pensais que l'essentiel de ses repères et habitudes était sauvegardé et respecté.



Cette année, le jugement est tombé : mon ex a obtenu la garde alternée alors qu'il n'est pas disponible (semaine entière de travail, 8h-18h30) tandis que depuis la naissance de l'enfant, et même des années avant, j'ai 15h de cours, je suis à la maison 1/2 journée par jour et le mercredi entier, donc avec lui. Le père de son côté a aménagé un nouvel emploi du temps plus ouvert, qu’il ne tiendra que le temps de la procédure. Ensuite, il reprendra ses horaires habituels, incontournables vu son poste à responsabilité dans une grande entreprise.

En fait, le JAF n'a pas du tout suivi l'argumentaire de mon ex, ni ses accusations.
Il n'a simplement pas étudié le dossier, par manque de temps probablement - merci à l'Etat pour le manque de moyens : ce sont les enfants qui trinquent. Le jugement ne fait mention d'aucun argument contre moi ni contre mon ex : ni disponibilité, ni âge de l'enfant. En revanche il fait état des relations récemment très conflictuelles entre les parents (je n’en suis pas particulièrement responsable) tout en déclarant que NOUS DEVONS NOUS ENTENDRE pour le bien de notre fils....


Comment un jugement peut-il obliger des adultes à s'entendre si l'un des deux ne cesse de tendre des pièges à l'autre, et refuser toute souplesse, tout arrangement en tenant de montrer que c'est moi qui alimente le conflit ?
Comment peut-on s'entendre avec un pervers manipulateur ?

Ceci n'est pas le plus grave, mais cela obère grandement l'exercice de la coparentalité absolument indispensable en résidence alternée.

Le plus grave, c'est l'état psychologique et longtemps physique de mon enfant :
eczéma très étendu pendant des mois, insomnies, crises de violence, stress permanent, angoisses, questions et discours ininterrompu de mon fils du matin au soir pour garder le lien avec moi, crises et agrippement lors de séparations avec moi...


Son père dit que chez lui tout va super bien, et que je suis seule responsable de la souffrance de mon fils... Mère angoissée, irresponsable, immature, peu fiable, hystérique, etc selon lui je transfère tout mon stress à mon enfant... afin de rendre la RA responsable.
Arguments très classiques chez les pères désireux que l'alternance soit conservée : prétendre que la mère fait tout pour que cela ne marche pas, et qu'un JAF ne doit pas s'y laisser prendre.

En fait l'enfant est en tension extrême chez lui, se contrôle, joue le gentil garçon toujours content comme son papa le lui demande (même si cela se passe de manière inconsciente) et se relâche je pense chez moi car avec moi il se sent autorisé à s'exprimer et à lâcher prise, parce que je lui explique qu’il a le droit de dire ce qu’il ressent, le droit d’être triste, et que cela libère de le dire. Quand il revient chez moi il est prostré et renfermé pendant un long moment. Et comme je lui parle et le rassure sur ma présence et mon amour il finit par sortir de sa coquille pour ne plus me lâcher ensuite, pendant toute la semaine. Du matin au soir il me réclame chaque minute.


J'ai un ami qui a 1 enfant en alternée depuis le même âge que le mien. Lui et la mère étaient d'accord et voulaient la garde alternée.
Donc pas de conflit entre eux sur le mode de garde, ni sur le reste.

Pourtant j'ai pu voir moi-même que l'enfant hurlait la nuit comme le mien, était souvent "à l'ouest", parlait toute la journée et ressassait les mêmes choses comme mon enfant, avait des angoisses dingues et inexpliquées, faisait de violentes crises de colère et de remise en cause de l'autorité de son père...


Voilà ce que donne l'alternance chez les tout-petits, quelle que soit l'entente entre les parents.


Les JAF ne sont pas à la botte des mères, bien au contraire dirais-je. Elles sont souvent tenues responsables de tous les maux des enfants, sans aucune preuve. Je connais hélas d'autres mères qui n'ont pas la garde de leur enfant alors que ce sont des femmes et des mères "normales" à qui l'on n'a rien de particulier à reprocher. Les JAF, s'ils sont idéologiquement POUR la résidence alternée, l'appliquent en dépit des arguments et des contextes, et même sans considération de l'âge de l'enfant puisque ce n’est pas prévu par la loi.

C'est très grave de traiter un petit enfant comme un objet qu’on déplace pour faire plaisir aux parents.

La Justice est devenue une loterie. Une amie a la garde de sa fille qui avait alors 2 ans, moi non. Pourtant le JAF ne me reproche rien. En attendant, c'est mon fils qui souffre et tout le monde s'en fout.
Les pédopsy ne veulent pas témoigner, même s'ils voient chez l'enfant, comme celle que mon fils a vue : "un choc important", "une profonde tristesse". La plupart des médecins qui ont témoigné ont fait l’objet de plaintes par les pères pour s‘être immiscés dans la vie privée.
Or pourquoi recourir à la plainte pour qu’il ne soit pas dit qu’un enfant est en souffrance ? Si effectivement les enfants ne souffraient pas, comme le prétendent les partisans de la RA, rien à craindre des médecins et des psy, ne trouvez-vous pas ?


Les mères et les pères ne sont pas interchangeables. La question du genre est importante : il y a un lien particulier entre mère et enfant (physiologique jusqu'à 3 ans, et psychologique pendant de longues années).

Il est avéré par les statistiques que la plupart des pères sont souvent absents du domicile (au travail) jusqu'à la séparation.
Pourquoi sont-ils si peu nombreux à prendre des journées pour leur enfant, à rentrer tôt du travail ?
Pourquoi sont-ils si nombreux (85% ?) à s'appuyer sur leur femme pour s'occuper des enfants (école, devoirs, médecin, linge, repas, etc), et subitement s'inventent une nouvelle conduite, sont tout à coup très disponibles, ou bien remplacent la mère par leur nouvelle compagne, et hop, on continue comme avant : on rentre tard du travail, c'est la compagne qui s'occupe de l'enfant au lieu de sa mère. SUPER la JUSTICE !!

Alors des gens malhonnêtes et inhumains, il y en a au masculin et au féminin. Et ce sont malheureusement aussi parfois des JAF.

Dans le monde entier les petits enfants sont auprès de leur mère. Est-ce un hasard ?
Dans notre pays prétendument civilisé, on n'est même plus humain. On intellectualise tout, et les enfants sont devenus des objets qui doivent faire plaisir à la société.
Aucune étude ne permet de dire que les relations avec le père sont meilleures en RA. C'est l'entente entre les parents et leur attitude qui permet de valoriser l'un et l'autre parent.
Il est trop facile de dire que c'est la mère qui est responsable, sans aucun élément pour le prouver.
Une enquête psychologique est difficile pour un enfant de 3 ans, comment être sûr de ses interprétations et de ce que l'on voit ? Mon fils sait cacher et contrôler ce qu'il dit, même à 3 ans. En plus il peut être manipulé, non pas ouvertement, mais de manière inconsciente, par la situation même, afin de plaire à ses parents et continuer à être aimé, puisque c'est sa priorité.
Et il finit par ravaler sa peur, l'intérioriser et refuser d'en reparler, la nier même, pour le plus grand bonheur de l'autre parent qui est responsable de comportements déséquilibrés et névrotiques qui ne quitteront pas l'enfant de toute sa vie.


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